.:.Chronique.:.

Pochette

Martinez, Harold

Birdmum

[Autoproduction::2011]

|01 Faith Healer|02 Snake Dance|03 Muddy Lakes|04 Acid Train|05 Quicksand Boy|06 White Falcon|07 Indian Pain|08 Unchained Waters|09 Birdmum|

Disque perdu et enfin retrouvé il fallait se mettre à la tâche pour, disons le tout de suite, un des gros coup de cœur du moment. Ce bassiste au sein de Clan Edison était parti sur le chemin toujours difficile de l'échappée en solitaire. Birdmum était alors sorti en 2011 et Harold m'avait gentiment envoyé son disque. Me recontactant quelques semaines plus tard, impossible de remettre la main dessus. Horreur et damnation. Ce n'est que récemment que j'ai remis la main dessus et je ne vous dirai même pas où tellement c'est honteux. Quoi qu'il en soit, depuis ce jour béni des dieux, Birdmum ne me quitte plus et il y a de bonnes raisons à cela.

L'homme qui se dit influencé voire possédé par des gens comme Nick Cave, Will Oldham, Songs:Ohia ou Warren Ellis sait aussi passer le stade du fan transi pour se transformer en songwriter inspiré et en interprète habité. Parce que oui, Harold Martinez est un chanteur habité et qui vit ses chansons comme le dernier des damnés. Il y a quelque chose de passionnel chez lui où la frontière entre la vie et la mort est une chimère qu'on ne parvient pa toujours à matérialiser. Disque incandescent Birdmum n'a besoin que de peu de choses pour exister et se consummer. Si pour une grande part il vit sur le rayonnement du seul Harold Martinez, ce dernier ne pourrait être aussi bien en avant s'il n'était pas accompagné par cette musique sobre (l'apport de Fabien Tolosa n'est pas négligeable ici), qui vit comme le galop d'un cheval sauvage et qui approche une forme de perfection émotionnelle qu'on n'entends que trop rarement. Ce qu'il y a de remarquable dans ce disque c'est que cette force est constante. Elle se retrouve sur tout le disque et s'accroche avec un désespoir lumineux.

N'allons pas par quatre chemins. Birdmum est tout simplement un coup de maitre. D'abord auto-diffusé puis distribué cette année par Socadisc, cet album mériterait d'être connu de tous non pas pour plonger dans une profondre dépression mais pour simplement saisir ce que veut dire le mot beauté.

note : 9

par Fabien, chronique publiée le 11-07-2012

A voir également :

http://soundcloud.com/harold-martinez

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