.:.Chronique.:.

Pochette

Del Cielo

Sous les cendres

[Idwet::2009]

|01 Faut pas lâcher ça|02 L'orage|03 Reddition|04 La main sur la gouttière|05 Vers le vide|06 "In Memory of Paul Quarter"|07 L'Etau|08 Top Models|09 La platteforme arrière du train|10 Sous les cendres|11 Les vitres glacées|12 Des visages et des murs|

Une fois de plus dans la série des disques que « j'aurais du chroniquer en temps et en heure et que je n'ai pas eu le temps parce que trop de choses à écouter et aussi parce que j'avais la flemme », celui de Del Cielo (le premier puisque le duo composé par Cécile Bellat aka Liz Bastard et Gaël Desbois en a sorti un second toujours chez Idwet en 2011) mérite amplement un retour de flamme. La formule réduite de Del Cielo est simple. A Liz Bastard les textes et le chant, la fonction d'homme orchestre est alors dévolue naturellement à Gaël Desbois. Sous les cendres est un album tordu, cynique, qui observe les petits tracas humains, mettant en abime des situations qu'on trouvait tout à fait normales si elles n'étaient pas mises entre les mains de Del Cielo. En fait, Del Cielo c'est la rencontre entre Diabologum, Erik Arnaud et Bashung avec une voix mutine et faussement naïve. Sans verser dans le glauque, le groupe dresse un portrait assez sombre ni même très vertueux des relations humaines. Mais c'est aussi un peu ainsi que nous sommes : toujours un peu à la recherche de la lumière tout en sachant qu'on ne l'atteindra jamais. Pour autant bien qu'après s'être consummé et n'être plus que cendre on parvient tout même à l'entrevoir. Ici elle prend forme sous la musique du Gaël Desbois. Bastard et Desbois agissent comme des antithèses mais ils s'attirent inexorablement. Sous les cendres est un choc mettant en scène une pop bancale et désabusée mais tellement belle qu'elle n'a pas besoin d'en faire trop pour exister. Jouant dans un registre d'une intimité chamboulée par des tourments existentiels, Del Cieloa ici confirmé les bons retours qu'avaient suscité leur premier ep en 2008. La suite leur donnera raison.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 24-06-2012

A voir également :

http://www.myspace.com/opendelcielo

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