.:.Chronique.:.

Pochette

Tang

Dynamite Drug Diamond

[Emolution Records::2012]

|01 Highway Encouter|02 Run and Run and Die|03 Paint in Black|04 Eve of Ceasefire Talks|05 In Loving Memories|06 Wrong Place Wrong Time|07 Hellissandur|08 To Wake Up With a Broken Heart|09 Lost In Prayers|10 Life of Shooting Stars|11 Roses Out of Chaos|

Quinze ans d'existence et trois albums. Ce n'est pas beaucoup mais on ne fait pas toujours ce qu'on veut. Un album, grosso modo, tous les cinq ans cela peut paraître mince mais, il vaut encore sortir trois disques solide de manière espacée plutôt que d'abreuver trop souvent son monde avec des réalisations dont la moitié des morceaux sont bons à jeter ou pas loin. Ou alors il faut être sacrément doué, voire être un génie créatif hors norme. Les membres de Tang n'ont pas cette prétention. Ce sont des types normaux, conscients de leurs qualités mais aussi de leurs failles. Sur ce constat et comme ce sont des types intelligents ils se sont toujours concentrés sur ce qu'ils savaient faire le mieux. Vous me direz que c'est une évidence. Et bien pas pour tout le monde figurez vous. Certains se croient autorisés à fréquenter des territoires musicaux qui ne sont pas les leurs, ce qui provoque généralement quelque chose de proprement innomable. Rien de tout cela avec Tang. Tang fait dans le screamo, avec une touche d'emocore, et dans l'ensemble ils maitrisent la chose comme personne. Dès Highway Encounter on sait que les lillois ne se sont pas ramollis et qu'ils sont toujours sur la dynamique de leurs précédents disques. Certes, Another Thousand Days, Out of This World dâte d'il y a six ans et on aurait facilement pu parier sur une baisse de régime. Il n'en sera rien. Le groupe est toujours aussi percutant, incisif sur le song-writing et en pleine possession de ses moyens. A l'écoute de Dynamite Drug Diamond on se dit que le groupe n'a jamais été aussi fort qu'aujourd'hui. Ils possèdent cet équilibre qui fait qu'ils ne tombent jamais dans les travers que le genre peut parfois générer. Croyez bien que ce n'est pas négligeable et le quatuor s'emploie, comme s'il s'agissait de leur survie, à maintenir ce même équilibre que l'on sait fragile. L'émotion est palpable et elle vous prend aux tripes. Tang est sans doute là à son meilleur et on ne peut que s'en réjouir car la formation mérite amplement qu'on reconnaisse leurs qualités qui n'ont rien perdu avec le temps. De quoi faire honte aux rockers à mèches rimmellisés...

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 08-06-2012

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