.:.Chronique.:.

Pochette

Lüger

Concrete Light

[Giradiscos::2012]

|01 Belldrummer Motherfucker|02 Monkey's Everywhere|03 Dracula's Chauffeur Wants More|04 Hot Stuff|05 Shirokovsky Pallasite I|06 Shirokovsky Pallasite II|07 Zwischenspiel / Quidquid Latet Apparebit|

Le psychédélisme et le krautrock sont décidément en vogue. Alors qu'un groupe comme Hawkwind est toujours en activité, il est arrivé il y a une poignée d'années toute une génération qui est largement influencé ces sonorités 70's. Lüger, jeune formation espagnole, fait partie de cette nouvelle génération et Concrete Light, leur second opus, mêle cette aura cosmique à la force électrique avec une belle intelligence. Non, parce que la choucroute ça peut devenir très vite indigeste surtout si on va dans l'outrance et le bien gras. Certes, Lüger ne fait pas toujours preuve d'une certaine finesse mais ils évitent tout de même de ne pas être tout le temps dans l'effort pachydermique et nous laissent respirer avec des interludes spatiaux du plus bel effet. On s'y croirait presque. Ce qui va différencier un groupe actuel comme Lüger et un groupe des années 60 ou des 70's c'est la production. Il ne s'agit de dire que le groupe agit sans originalité. Bien au contraire, il y a chez eux une volonté de se renouveler, d'aller de l'avant en évitant les pesanteurs et en variant au mieux les ambiances. Il n'est pas question de faire oublier leurs influences, ils les assument complètement et sans ambiguités. Pour autant sommes nous sur le retour d'une mentalité de vieux bab explosé au chillum ? Pas aussi sur. Pas aussi sur parce que Lüger est une formation composée de vrais tordus et qu'un disque comme Concrete Light ne peut pas être considéré comme une simple planerie de plus dans le paysage enfumé et psychotrope de leurs glorieux aînés. Certes, la musique de Lüger est aérienne mais elle sait se montrer à poigne et imprimer une force électrique qui bouscule les limites du genres. Lüger accepte ici un défi dont ils savent par avance qu'ils en sortiront catalogués, étiquetés et soigneusement rangés dans la case adéquat. Mais peu importe, l'enthousiasme l'emporte et ils n'en manquent manifestement pas. Concrete Light est la belle surprise cosmico-électrique du moment et elle s'écoute sans modération.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 06-06-2012

A voir également :

http://luger.bandcamp.com/

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