.:.Chronique.:.

Pochette

Miroir, Marc

Hitting Home

[Paso Music::2012]

|01 The Morning After|02 Eco Quest|03 Megara|04 Fire feat. Hard Ton|05 Can Fly|06 Maxid|07 Faces with Andreas Hennenberg|08 The Train feat. Kiki Moorse|09 Sounds of the Barn|10 Ritterschlag|11 Coming Home feat. Integer|

Comme son nom ne l'indique pas Marc Miroir est allemand (son vrai nom est Marc Spiegel, ça trompe moins) et comme tout allemand qui se respecte il fait de la musique électronique à la manière du cru. Dj ayant écumé les différents club d'Allemagne et du reste de l'Europe, créateur de son propre label (qui ne l'a pas fait aujourd'hui ?), auteur de plusieurs maxis, il était bien temps pour lui de sortir son premier album. Et pour bien faire, il le publie sur Paso Music, son label qu'il a créé avec Sebrok et Jo Spallek. Là encore on pourra se dire qu'un type comme Marc Miroir est sans doute un bon producteur mais qu'on voit assez mal ce qui peut le différencier des autres. De fait il combine des séquences répétitives et évolutives dans un style techno-house d'assez belle facture et qui sonne agréablement à l'oreille. Il n'y a pas de doute, Marc Miroir sait y faire et il invite sur ce disque ceux qui sont à même de sublimer l'ensemble (Kiki Moorse de Chicks on Speed, Hard Ton, Integer...). Préférant les ossatures minimalistes (ce qui ne veut pas dire ascétiques comme ce que peut faire un Ryoji Ikeda), Marc Miroir délivre une bonne dizaine de morceaux chaleureux et bien dans le mouvement de ce qui peut se faire actuellement. Ce n'est pas un reproche, c'est juste un constat. Avec Hitting Home, Spiegel ne démérite aucunement même si le disque peut paraître parfois un peu inégal. Il y a, en effet, dans cet album des instants de pur bonheur et d'autres, plus anecdotiques. Pour autant, il est inutile de verser dans le catastrophisme. Hitting Home, sur la durée, est tout à fait plaisant, usant de méthodes qui sont dans le domaine de l'acceptable et qui vous font passer un bon moment. Alors oui, il y a sans doute plein de Marc Miroir sur la scène électronique mais tant qu'on restera sur ce niveau de qualité on pourra se dire que c'est un moindre mal. Il y a des genres qui se portent vraiment moin bien et sont appelés à disparaître parce qu'ils n'ont plus rien à proposer. Dans le cas d'un Marc Miroir, il est clair qu'on est loin d'en être là.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 05-06-2012

A voir également :

http://www.marcmiroir.de/

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