.:.Chronique.:.

Pochette

Egyptology

The Skies

[Clapping Music::2012]

|01 2789|02 Orbis Part 1 : Matter|03 Orbis Part 2 : Migration|04 Orbis Part 3 :Terraforming|05 Memory City|06 Flying Over the River Meander|07 Endless Night in the Eternal Spheres|08 Airborne Corridor|09 Orbis Part 4 : Horizons|10 Orbis Part 5 : Uprising|11 Egyptology A-B|12 The Skies|

C'est un peu délicat cette chronique. Oui, un peu délicat parce que la moitié d'Egyptology n'est autre que Olivier Lamm aka Olamm qui bien qu'il soit surtout connu pour ses activités artistiques (nombreuses) il est aussi un chroniqueur hautement respecté à Chronic'Art et à The Drone. Un collègue en quelque sorte. Je ne me mets quand même pas à son niveau, je n'aurai pas cette prétention, mais il est toujours problématique de juger quelqu'un qui fait la même chose que vous et, surtout, mieux que vous. Le souci est certes moins important que pour nos camarades de The Drone et de Chronic'Art qui peuvent être accusé de copinage. Ce serait d'ailleurs leur faire un bien mauvais procès quand on connait la qualité constante de leurs publications. En fait il est assez simple de contourner cette difficulté. Il suffit simplement de prendre The Skies comme un disque comme les autres et de n'avoir aucune idée préconçue à son propos.

Associé à Stéphane Laporte aka Domotic et membre de Centenaire, Lamm a donc monté l'entité Egyptology dont The Skies est le premier album. The Skies a été mis sous le signe de l'analogique et le matériel employé par le duo donne le sentiment que tout ceci n'est qu'une démonstration électronique vintage qui, à cheval entre les 70's et les 80's, offrirait un visage pour le moins anachronique par rapport à ce qui se fait maintenant. Cependant, rien n'est moins sur et Lamm déclare dans le numéro 10 de New Noise que The Skies n'aurait pu se faire à une autre époque qu'aujourd'hui du fait de certaines subtilités. On le croit sur parole même si ce n'est pas évident au premier abord. En effet, sans être un fin spécialiste, on devine dans ce disque une approche qui n'est pas forcément celle de ce début de siècle. Ce qui l'est, et Lamm l'a confirmé, c'est bien le traitement accordé aux sonorités de l'album.

Même si ce disque est considéré par ses concepteurs comme appartenant à la famille pop, il faut bien comprendre que cette pop clairement celle d'un Kraftwerk qui aurait rencontré au coin d'une rue un Vangelis plus spatial que jamais. Une musique pop, oui, car dans le format Egyptology ne s'encombre pas de grandes envolées ou de développement sans fin et met en évidence des mélodies tarabiscotées qui n'évoquent que de loin les efforts cosmiques de la vague allemande des années 70. Cela aurait pu être plus simple si Egyptology s'était engoufré dans cette voie mais The Skies est manifestement plus complexe dans sa compréhension. En tout cas, The Skies est un bien bel et curieux objet, céleste et onirique, il n'a pas et ne veut pas avoir les pieds sur terre. Ca tombe bien, nous aussi.

note : 8.5

par Fabien, chronique publiée le 29-05-2012

A voir également :

http://egyptology.bandcamp.com/

?>