.:.Chronique.:.

Pochette

Rebels of Tijuana, The

La Bourgeoise

[Le Pop Club / Echo Orange::2012]

|01 Intro|02 Johnny Marr|03 Bleu|04 Yer John !|05 Mauvais Trip Child|06 Complètement Stone|07 La Chimère|08 I'm Leaving My Way|09 La Bourgeoise (Part 1)|10 Nazz|11 Les Cryptones|12 Dr Gonzo|13 Gigolo|14 Sa Majesté|15 Stax !|16 La Bourgeoise (Part 2)|

Est-ce que la mise en avant d'un groupe comme Mustang a profité à The Rebels of Tijuana ? Est-ce que les seconds existent à cause des premiers (rappelons que Mustang s'est formé avant nos rebelles mexicains) ? On ne va tout de même pas les opposer mais il faut avouer qu'ils sont un peu sur le même créneau : le retour au vintage. Au point où on en est, il n'est pas bien utile de dire que ça n'a que peu d'intérêt puisque tout à été dit et fait sur le sujet à l'époque de son âge d'or. Des revivals on en bouffe à longueur de temps. Pas la peine donc de s'époumonner, The Rebels of Tijuana occupent le terrain et il n'y a pas de raisons valable de les en déloger. Du moment qu'ils ne tombent pas dans le ridicule d'une formation comme Les Forbans ou d'un Jesse Garon (de cette époque on préfèrera encore Les Costars) on pourra souffler de soulagement. De Mustang on sait qu'on est largement au-dessus de tout ça. Par contre, on est plus dans l'inconnu avec The Rebels of Tijuana car moins médiatisés. Une chose qui semble être rectifiée puisque ce second album du groupe a manifestement de la gueule. Nous sommes loin de l'image d'Epinal et, manifestement, ce n'a jamais été la volonté de The Rebels of Tijuana. Il y a bien ici d'une maitrise du genre, ou plutot des genres, mais ce disque n'est pas que cela. Le spectre musical de la formation va un peu au-delà de la simple période yéyé à laquelle on essaye de les enfermer. En sommes, le background des rebelles à sombrero s'étalle sur plusiseurs décénnies. On peut aisément partir des 50's de Presley, Holly et consorts pour traverser les 60's ainsi que les océans pour arriver aux 70's et à Nino Ferrer voire même Serge Gainsbourg. The Rebels of Tijuana n'est pas seulement dans l'évocation d'une époque révolue. Ils évitent le ridicule avec des morceaux qui ont une sacrée tenue et qui écartent avec autorité n'importe quel cliché qui peut venir à l'esprit. Alors, bien sur, on est séduit. La seule question est : jusqu'à quand ?

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 25-05-2012

A voir également :

http://www.myspace.com/therebelsoftijuana

?>