.:.Chronique.:.

Pochette

Magnetic Fields, The

Love at the Bottom of the Sea

[Domino::2012]

|01 God Wants Us to Wait|02 Andrew in Drag|03 Your Girlfriend's Face|04 Born for Love|05 I'd Go Anywhere With Hugh|06 Infatuation (With Your Gyration)|07 The Only Boy in Town|08 The Machine in Your Hand|09 Goin' Back to the Country|10 I’ve Run Away to Join the Fairies|11 The Horrible Party|12 My Husband's Pied-à-Terre|13 I Don't Like Your Tone|14 Quick !|15 All She Cares About Is Mariachi|

Il y a quelques mois nous nous étions attardés sur Obscurities qui retraçait les belles heures de Stephin Merritt dans sa période Merge. Cette retrospective n'avait rien d'un testament et l'histoire de Merritt s'écrit toujours au futur. Et ce futur passe évidemment par The Magnetic Fields qui revient à ses fondamentaux en délivrant une série de chansons dont aucune ne dépasse les trois minutes. Love at the Bottom of the Sea est un vrai disque de pop électronique, ce que The Magnetic Fields a toujours su faire en somme. Et les fans seront ravis puisque c'est bien d'un retour aux sources dont il s'agit ici. Est-ce que cela serait un reniement des derniers albums qui avaient remisé au placard les synthés ? Bien évidemment non. On imagine assez mal Stephin Merritt renier la plupart des disques qu'il a sorti dans les années 2000 avec The Magnetic Fields. On ne sait pas trop ce qui a motivé ce come back synthétique mais il apparaît évident que personne ne s'en est plait jusqu'à aujourd'hui. Alors que l'esprit nostalgique est largement dominant dans l'esprit de la plupart d'entre nous, l'option d'une réappropriation des recettes d'antan n'a rien de scandaleux.

Par contre, est-ce qu'il faut applaudir à tout rompre ce dixième album de la formation américaine ? Doit-on célébrer ce retour à un classicisme alors que depuis 69 Love Songs, The Magnetic Fields s'était montré plus aventureux au point de susciter une certaine incompréhension ? On est évidemment partagé parceq que même si on se dit que c'est bien une sacré reculade on ne peut s'empêcher de penser, qu'au fonds, il n'y a rien de honteux là dedans. Alors passé ce léger cas de conscience il faut prendre Love at the Bottom of the Sea pour ce qu'il est et rien d'autre : un disque de pop concis aux sujets variés comme a toujours le faire Stephin Merritt. A partir de là on devrait être méfiant ? Non, car après plus de vingt ans de bons et loyaux services, The Magnetic Fields n'en est plus à faire des faux pas. Stephin Merritt et ses camarades sont aujourd'hui plus pertinents que jamais et ces chansons prouvent que le bonhomme est toujours aussi perché. Ce qui est le meilleur des signes en ce qui le concerne.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 17-05-2012

A voir également :

http://www.dominorecordco.com/artists/the-magnetic-fields/

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