.:.Chronique.:.

Pochette

Belleruche

Rollerchain

[Tru Toughts::2012]

|01 Stormbird|02 Wasted Time|03 Get More|04 16 Minutes|05 Reach for the Bottle|06 Passenger Side|07 Afan|08 Cloverleaf|09 Underfire|10 Henbane|11 Limelight|12 Song for Bill|13 Longer Days, Longer Nights|

Drôle de virage que celui pris par Belleruche. Non pas parce que c'est techniquement étonnant mais tout simplement, on ne s'attendait pas à ce que les britanniques s'aventurent sur un terrain assez différent de 270 Stories. Un tournant électronique qu'on n'avait pas spécialement prévu et qui donne à Belleruche un beau ravalement de façade. Honnêtement, on s'attendait plus à une suite logique, une continuité de 270 Stories, sans autres fantaisies, sans risques délirants. Belleruche n'a sans doute pas voulu qu'on les enferme dans une formule toute faite et on voulu prouver qu'ils avaient les moyens de réagir, de changer d'horizon. Rollerchain est donc une réelle surprise qui montre un Belleruche suivant les traces d'un Portishead (mais pas que) avec à sa tête une Kathrin DeBoer aux allures d'une Sarah Cracknell qui aurait repris un sérieux coup de jeune.

Passé l'effet de surprise il faut se demander si cela en valait bien la peine. Jouant une carte plus intimiste et, par là même, plus minimaliste, Belleruche ne s'écarte pourtant pas d'un certain idéal pop. Un idéal, somme toute, assez british et qui les suit depuis leurs débuts. Tout ne serait alors qu'une histoire de forme car, dans le fonds, Belleruche reste Belleruche. Le trio offre ici un album sobre qui préfère les sonorités courtes laissant la voix de Kathrin DeBoer prendre les devants. Cela a son charme et il faut avouer que cela sonne assez juste même si on sait que Belleruche n'a jamais été le groupe le plus original qui soit. Comme beaucoup ils tentent de faire de leur mieux et dans cette idée d'une pop raffinée, qu'elle soit électronique ou non, Belleruche a toujours eu une carte à jouer.

Rollerchain enchaine alors sans trop se poser de questions des morceaux qui gardent une sensualité troublante. En s'échappant d'un univers plus luxuriant, Belleruche est rentré dans un autre où chaque détail compte et on peut leur faire confiance pour en oublier aucun. Rollerchain se présente à nous comme une collection de miniatures pops qui savent ne pas tomber en mode schizophrénique. Belleruche n'est pas un groupe replié sur lui même, bien au contraire.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 14-05-2012

A voir également :

http://www.myspace.com/belleruche

http://www.belleruche.com/

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