.:.Chronique.:.

Pochette

Vincenzo

Wherever I Lay My Head

[Dessous Recordings::2011]

|01 Hello ! (feat. Lisa Shaw)|02 Tasmania|03 The Clearing|04 Keep Moving (feat. Llsa)|05 Weights & Measures|06 Seduction|07 Baited Breath|08 Where You Are|09 106 Downtown|10 Calimero|11 The Clearing (Reprise)|12 Sleepless|13 Sometimes Saturday|

En d'autres temps, j'aurai pu trouver un disque comme Wherever I Lay My Head comme simplement décoratif. Mais c'était à une époque où ce genre de musique électronique ne faisait que passer en fond sonore en ne prenant jamais le temps de l'écouter vraiment. C'est le meilleur moyen de fausser un jugement. Aujourd'hui, traiter de la sorte un type comme Vincenzo serait vraiment un crime de lèse majesté. D'autant plus que Vincenzo aura mis pas mal de temps avant de donner une suite à Welcome to Zanarkand (2002). De son vrai nom Christian Vincenzo Kruse, allemand de son état, est aussi partie prenante dans de nombreux autres projets. Ceci expliquant sans doute cela. Il n'en demeure pas moins qu'on peut légitimement le considérer comme l'un des maitres de la deep house et Wherever I Lay My Head ne fera que conforter cette idée. Et ce n'est franchement pas volé. Album solide, parfaitement calibré qui fait intervenir à bon escient des chanteuses comme Lisa Shaw ou Llsa. Homogène, dense et largement oxygéné, ce disque ne connait pas de temps morts et sa fluidité ne fait que renforcer une cohérence qui vous chatouille agréablement les tympans. D'un autre côté, Vincenzo ne prend pas de risques inconsidérés mais ce qu'il fait est réalisé avec une maitrise naturelle qui rend l'écoute facile excluant toute contrainte. Ce n'est donc pas pour rien que Vincenzo inspire une certaine forme de respect. Même s'il ne sort pas des clous, il reste inconcevable qu'on en vienne à détester ce disque. Wherever I Lay My Head a beau être des plus classiques, il respire la bonne odeur de la maturité, celle qui ne peut s'acquérir qu'en passant par les meilleurs chemins de création. Steve Bug ne s'était pas vraiment trompé quand il l'avait pris sous son aile au siècle précédent. Il a aidé à faire émerger l'un des talents les plus sur de la deep house. Rendons lui cette grâce.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 12-05-2012

A voir également :

http://soundcloud.com/dessous-recordings/sets/vincenzo-wherever-i-lay-my

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