.:.Chronique.:.

Pochette

Lanterns on the Lake

Gracious Tide, Take Me Home

[Bella Union::2011]

|01 Lungs Quicken|02 If I've Been Unkind|03 Keep on Trying|04 Ships in the Rain|05 A Kingdom|06 The Places We Call Home|07 Blanket of Leaves|08 Tricks|09 You're Almost There|10 I Love You, Sleepyhead|11 Not Going Back to the Harbour|

Que Lanterns on the Lake ait signé sur Bella Union pour son premier album n'a rien d'anormal. C'est même assez logique quand on y pense. Prenez d'un côté Simon Raymonde, ex-Cocteau Twins, de l'autre un groupe attiré par les hauteurs et les mélodies oxygénées, la conclusion est plus qu'évidente. Ils étaient fait pour se rencontrer. De toute façon, Simon Raymonde a toujours eu le pif pour dénicher des groupes de cet accabit et on le remercie grandement. Ce groupe de Newcastle a tous les ingrédients pour plaire à un type comme lui. Une musique rêveuse, un peu fuyante, aussi fragile que maitrisée mais rassurante et portée par une chanteuse, Hazel Wilde, à la voix brumeuse et caressante. On est certes loin d'une Elizabeth Fraser mais on lui reconnaît un charme indéniable qui contraste avec ces brailleuses qui vocalisent à tout va pour un résultat insupportable. Hazel Wilde, plus dans la retenue et l'humilité, charme son monde sans chercher à se mettre en avant. En cela on pense à des chanteuses comme Hope Sandoval ou Paula Frazer (Tarnation) mais elle n'est pas encore à leur hauteur. Elle suit leur trace, soigneusement, avec prudence mais avec une belle assurance. Le reste est évidemment à l'avenant. Lanterns on the Lake est un groupe qui aime prendre son temps, se dévoile peu à peu pour montrer que la fragilité peut aussi être une force. Basé autour de ballades aériennes qui se calfeutrent dans les amas nuageux pour ne jamais vraiment en sortir. Ne croyez pas que Lanterns on the Lake se limite dans ses choix ou que ses capacités soient réduites. C'est tout le contraire qui se passe. Les britanniques utilisent tout l'espace qui leur est attribué et le font avec une rare efficacité. Gracious Tide, Take Me Home est donc une belle réussite, irréprochable dans son entier et qui va jusqu'au bout du rêve. Donc oui, on ne voit ce qu'on pourrait reprocher à ce disque tant il emploie le ton juste. Le flair de Simon Raymonde n'est donc pas prêt de disparaître.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 28-04-2012

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http://lanternsonthelake.com/

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