.:.Chronique.:.

Pochette

Mouse on Mars

Parastrophics

[Monkeytown Records::2012]

|01 The Beach Stop|02 Chordlocker, Cinnamon Toasted|03 Metrotopy |04 Wienuss|05 The Know Your Name|06 Syncropticians|07 Cricket|08 Imatch|09 Polaroyced|10 Gearknot Cherry|11 Bruised to Imwimper|12 Baku Hipster|13 Seaqz|

Il y a toujours un moment où l'on finit par tuer ses héros d'hier. Pourtant, certains continuent à forcer le respect. Les autres sont tout simplement pathétiques. Dans le cas présent, la question est de savoir si les allemands de Mouse on Mars dans quelle catégorie il faut les classer. En effet, le duo n'a pas sorti d'album depuis 2006 et un Varcharz correct mais clairement pas le meilleur opus du duo. Certes, il y a eu depuis l'aventure Von Südenfed avec Mark E.Smith de The Fall que tout le monde ou presque a retenu comme étant l'un des grands moments de 2007. 2007... cinq années de quasi silence, donc. Comment allions-nous récupérer Mouse on Mars ? Comme une formation complètement délabrée et sans plus aucune idée ? Ou, à contrario, revigoré ces quelques années de retrait qui ont succédé à une large période de turbulences électroniques. La réponse se trouve sur Parastrophics et on craint le pire.

Certes, l'âge d'or de Mouse on Mars et les albums Iaora Tahiti et Autoditacker sont loins mais le groupe n'a manifestement pas dit son dernier mot. Ainsi, Parastrophics n'est pas le genre d'album à jouer la carte de la nostalgie. Mouse on Mars fonce tête baissée dans une électro foutraque à tendance funk qui matraque tout azimut. Faite de ruptures et de mélodies frontales, la musique du combo allemand étonne par sa vivacité, son sens de la réaction et son appétit pour le contre-pied. Là où l'on pourrait voir qu'un fatras sonore sans queue ni tête, on trouve plutôt un Mouse on Mars à poigne qui ne laisse rien passer et qui vous tient en haleine pendant tout l'album. En véritable éléments perturbateurs, Andi Toma et Jan St.Werner signent un retour haut en couleurs et survitaminé. Si Parastrophics a pu en décevoir certains par son manque de raffinement, il rassure tous les autres quant à la capacité du groupe à ne pas baisser la garde tout en ayant gardé cette identité synthétique où les rythmes hachés menés tambour battant donnent cette impression d'abstraction schizophrène. Une marque de fabrique en somme et celle-ci est plus que jamais présente. Mouse on Mars est bien de retour et est prêt à en découdre. Ce n'est donc pas aujourd'hui qu'on va les enterrer.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 26-03-2012

A voir également :

http://www.mouseonmars.com/

http://www.myspace.com/mouseonmars

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