.:.Chronique.:.

Pochette

English, Lawrence

The Peregrine

[Experimedia::2011]

|01 October 1 - The Hunting Life|02 November 16 - Dead Oak|03 December 24 - Frost's Bitter Grip|04 January 30 - Grey Lunar Sea|05 February 10 - The Roar Ceasing|06 March 16 - Heavy Breath of Silence|07 April 4 - And He Sleeps|

C'est toujours un plaisir de replonger dans les nappes profondes distillées par Lawrence English. The Peregrine, son dernier album en dâte, n'est disponible qu'en vynil. Enfin, « était » puisque limité à 500 exemplaires il s'est assez vite écoulé et il sera désormais difficile d'en trouver une copie. Alors, pourquoi parler d'un disque qu'on ne peut plus avoir ? Tout simplement parce que rien ne dit qu'il ne sera pas réédité un jour et aussi parce que The Peregrine est fait d'une très belle matière qu'on ne peut passer sous silence. Inspiré par un ouvrage naturaliste du même nom écrit par John Alec Baker, The Peregrine renvoie aux espaces sauvages, vierges de toute présence humaine et qui dégagent cette dose de mystère qui fait penser à cette exploration quasi mystique, sur le fil de la folie, qui est abordée dans Aguirre ou la colère de Dieu de Werner Herzog. On s'enfonce alors dans une végétation touffue où l'on sait que toute une faune nous observe mais on continue d'avancer, doucement, sans brusquer les choses, en semblant froler ce qui nous entoure. Lawrence English sait parfaitement comment poser ce genre d'ambiance. Il agit comme un observateur et à partir de ce qu'il voit il en déduit des sonorités vaporeuses, iréelles et débarrassées de toute considérations matérialistes. The Peregrine est comme une immersion dans de vastes paysages et où la lenteur des mouvements imposent l'idée que le temps n'est qu'une composante secondaire. Lawrence English a souvent été dans cette démarche et il maitrise le sujet plus que tout autre. Une fois de plus, avec The Peregrine, il se montre comme l'un des meilleurs représentant de l'ambient de ces dernières années. Il serait peut-être osé de dire que c'est son meilleur disque mais, en tout cas, l'effet qu'il nous procure est loin d'être négligeable.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 06-03-2012

A voir également :

http://lawrenceenglish.com/

?>