.:.Chronique.:.

Pochette

Nami

Fragile Alignments

[Klonosphere / Season of Mist::2011]

|01 Awakening From Lethargy|02 The Inner Man : Materia|03 The Growing - Earth|04 Oppression and Understanding - Fire|05 Loop of Truth (The Link)|06 Cosmical Beginning - Air|07 Conscience of the Void|08 (From Oblivion to the Renew) - Water /The Inner Man : Antimateria|09 The Pattern|

Je n'ai sans doute pas toutes les qualifications pour parler d'un groupe de progressive death metal ou de metal tout court. Je l'ai déjà évoqué, ce n'est pas spécialement ma culture. Mais c'est en forgeant qu'on devient forgeron comme disait l'autre. Alors pourquoi ne pas s'attarder sur Nami, groupe qui nous vient d'Andorre ? Déjà Andorre... Comment pouvait-on imaginer qu'un groupe viennent de cette enclave qui est surtout connue pour ses taxes à faibles taux, ce qui fait le bonheur de nombreux des frontaliers (et pas qu'eux d'ailleurs) de la principauté. Le préjugé tenace et l'arrogance mal placée voudrait que l'on prenne de haut Nami et que l'on considère qu'il ne peut rien sortir de bon ou de correct d'un si petit pays. On croit à la blague. Cependant on aurait tord de sous-estimer parce qu'il vient de nulle part ou presque. Connu précédemment sous le nom d'Aftermars, Nami a mis du temps (un peu plus de deux ans) pour enregistrer ce disque. Les aléas d'un groupe sont tels que ceux-ci ne permettent pas toujours de travailler sur un espace temps raisonnable. Ainsi, Nami, en court d'enregistrement a du changer de guitariste et cela ne se fait pas comme cela. Il y a t'il eu des conséquences néfastes ? A priori non si l'on en juge du résultat proposé par Fragile Alignments.

Solide, alambiqué, souvent assez subtile mais aussi assez technique ce disque a des qualités indéniables mais n'est peut être pas le plus original qui soit. Ce mélange de progrssif et de death métal a quelque chose d'assez classique, rivalisant de défis techniques, de solos interminables, de passages de témoin entre un chant gutural symptomatique du death et un autre plus mélodique et plus clair. Et pourtant, ce disque se tient. N'étant pas toujours frontal ou usant de brutalité électrique, Nami sait prendre du recul, moduler son propos, volontiers changeant se montrant comme les groupes de rock prog de jadis en offrant des visages différents au sein d'un même titre. Est-ce que c'est une sorte de retour en arrière ou juste une mutation qui fait coexister deux mondes qui ont, malgré la distance, quelques atomes crochus ? C'est la seconde option qui l'emporte aisément et Nami a sans doute une bonne carte à jouer sur ce registre. Le groupe aurait pu faire un disque ronflant et prétentieux. Heureusement pour tout le monde ils évitent ce dangereux écueil.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 26-02-2012

A voir également :

http://www.myspace.com/namiband

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