.:.Chronique.:.

Pochette

Santtana, Lucas

Sem Nostalgia

[Mais Um Discos::2011]

|01 Super Violão Mashup|02 Who Can Say Which Way|03 Night-Time in the Backyard|04 Cira, Regina e Nana|05 Recado Para Pio Lobato|06 Hold Me In|07 Amor em Jacumã|08 I Can't Live From My Music|09 Cá Pra Nós|10 O Violão de Mario Bros|11 Ripple of the Water|12 Natureza N°1 em Mi Maior|

Quasiment inconnu de ce côté ci de l'Atlantique, Lucas Santtana en est pourtant à son quatrième album. Et encore, celui-ci, et son dernier en dâte, est paru en 2009. Deux ans, donc, avant de parvenir jusqu'à nous. Dire qu'on l'attendait avec impatience serait mentir avec une bonne dose d'aplomb. Aucun recul, donc, sur un artiste dont on ne sait pas grand chose finalement si ce n'est qu'il a la quarantaine fringante et qu'il aime bidouiller en faisant se rencontrer une bossa avec une culture du sample et d'effets électroniques divers. D'abord on pense à la fumisterie de bas étage. On écoute une première fois et même si le bonhomme se dit s'inspirer de João Gilberto on se dit qu'on ferait mieux d'écouter ce dernier plutôt que de perdre son temps avec un type dont l'approche tend vers l'escroquerie. Mais ne nous emballons pas. Sem Nostalgia n'est peut-être pas l'attrape nigaud qu'une seule écoute distraite pouvait laisser entendre. Mince, ce disque n'est pas aussi nul que prévu ! Ce qui n'aurait pu être qu'un disque de bossa sans intérêt se transforme tout à coup en un rayon de soleil électro-acoustique. Certes, le bonhomme ne passe pas à côté de certains lieux communs mais il est clairement un song-writer intelligent et un bricoleur sonore volubile dont les idées font souvent mouche. L'intérêt de Sem Nostalgia réside donc bien entre cette rencontre entre l'acoustique ensoleillée brésilien et cet électronique qui évite de trop se prendre au sérieux. On a bien failli se tromper lourdement sur le compte de Lucas Santtana qui a produit ici un album savoureux qui se montre aussi sautillant qu'émotif. En effet, sa souplesse artistique lui permet de jouer sur plusieurs tableaux, il ne s'en prive pas et ce pour notre plus grand bonheur. Un disque chaleureux et, par les temps qui courent, on en a bien besoin.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 07-02-2012

A voir également :

http://www.myspace.com/santtana

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