.:.Chronique.:.

Pochette

Dirty Projectors + Björk

Mount Wittenberg Orca

[Domino::2011]

|01 Ocean|02 On and Ever Onward|03 When the World Comes to an End|04 Beautiful Mother|05 Sharing Orb|06 No Embrace|07 |

Cela n'a échappé à personne. Björk est devenu une cible. Là où apparaît l'ancienne égérie des Sugarcubes il est conseillé d'envoyer la grosse artillerie et de pilonner sec. On vous dira que c'est justifié, que l'islandaise se prend pour une diva, que ses derniers projets sont de plus en plus grandiloquants et pompeux. Enfin, bref, on a envie de lui mettre la tête sous l'eau. En fait, elle suit un peu le même chemin que Radiohead. A partir du moment où elle a prit le parti de faire une musique plus difficile et expérimentale on lui de facto reproché d'avoir pris la grosse tête. Est-ce que c'est justifié ? Chacun jugera mais pour ma part, il me semble que non. Il n'y avait aucune méfiance à avoir pour cette collaboration entre elle et les Dirty Projectors qui pris forme autour d'un set réalisé ensemble dans le cadre de concerts à but carritatifs. Ce concert a pu se monter autour de nouveaux morceaux qui ont été inspiré par Amber Coffman et à son issu l'idée est naturellement venue de les enregistrer et de les commercialiser afin que les bénéfices en reviennent à une association de défense de la nature.

Evidemment, on s'est jeté dessus en accusant ce disque de démarche bobo et opportuniste. Chose ridicule s'il en est puisque Björk, si on ne devait parler que d'elle, s'est engagé sur ce chemin depuis fort longtemps. L'argument ne tenant pas vraiment, il fallait bien dire à quel point Mount Wittenberg Orca est une bouse que seuls des blaireaux peuvent acheter. Manque de pot, là encore, ce disque n'a rien de scandaleux. Largement basé autour des voix, Mount Wittenberg Orca ne donne la préférence à personne. Ainsi, Björk ne tire pas la couverture à elle, intervenant sans faire plus que ce qui lui est demandé. A la limite c'est plus elle qui s'intègre à la logique des Dirty Projectors que l'inverse. Cela nous donne sept morceaux oniriques, mélange de pop, de musique nouvelle et de musique contemporaine (tendance école américaine). Mount Wittenberg Orca n'est peut-être pas un chef d'œuvre mais il mérite au moins le respect. Malgré son emphase, ce disque ne tombe pas dans le cliché et le ridicule. Un morceau comme All We Are est bien à l'image de l'ep. Beau et émotif à souhait. Tant pis pour ceux qui n'y verront qu'une esbrouffe de plus.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 26-01-2012

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http://www.mountwittenbergorca.com/

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