.:.Chronique.:.

Pochette

June Madrona

Battlegrounds

[Waterhouse Records::2010]

|01 Battle Ground|02 Grandpaw Frank|03 The Football Dream|04 Trying to Sleep|05 Wolf Dream|06 Dandelion Seeds|07 Contents of a Bus|08 Long Distance|09 Love is Complicated|10 Transatlantic|11 Big Sur|12 California Highways|

Initialement paru en 2007 sur Bicycle Records, Battlegrounds, troisième album de June Madrona, s'est vu réédité par Waterhouse Records, afin que nous, petits français, puissions nous délecter de ces ballades folk automnales et mélancoliques. Un grand merci, donc. Un peu en retard mais on s'en serait voulu de ne pas avoir parlé d'un disque qui est tout à fait savoureux. Pourtant, il n'y a rien d'exceptionnel. C'est juste de la folk comme on en entends un peu partout. Enfin, dans les bonnes officines. Mais ici, et comme souvent d'ailleurs, c'est bien le song-writing qui vient illuminer ce disque qui est tout en clair-obscur. Simplicité et limpidité sont les maitres mots de Battlegrounds et on ne pourra guère dire autre chose à son propos. Tout y est évident, Ross Cowman et ses comparses (rejoints pour l'occasion par Danielle Chiero à la flute traversière et Micah Elison au mélodica) touchent au plus juste évitant de se compliquer la tâche en appliquant à la lettre des fondamentaux plus qu'efficaces. Que pouvaient-ils faire de plus ? Tenter le coup de force et dénaturer un genre qui aujourd'hui n'a plus rien à prouver et qui est à nouveau porté par une génération plus méritante ? La coloration moderne de la folk, à laquelle June Madrona participe avec justesse et pertinence, n'a pas besoin, en l'état actuel des choses, d'ajouts supplémentaire. Quand on sera à un stade d'épuisement il sera toujours temps d'en parler et de se remettre en question. En attendant, chaque jour suffisant sa peine, des groupes comme June Madrona insufflent une beauté sobre et à fleur de peau à un folk qui semble se régénérer sainement au fur et à mesure que des groupes apparaissent. Ce renouveau (qui ne dâte pas d'hier soit dit en passant) ne saurait raviver la flamme d'une dispute entre les anciens et les modernes. Bien au contraire, June Madrona n'est aucunement dans cette posture et personne ne l'est vraiment. Il ne reste alors qu'à apprécier ces vagabondages qui se suffisent à eux mêmes, le reste n'ayant vraiment pas d'importance.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 26-01-2012

A voir également :

http://junemadrona.com/

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