.:.Chronique.:.

Pochette

Mein Sohn William

s/t

[Ici d'Ailleurs::2012]

|01 Husband|02 The Quiet Man|03 Until the End|04 Million Thousand People|05 Carbonnade|06 The Jazz Hot|07 Megawatt Megawatt|08 Our Naked President|09 Tchèque|10 Walk Around|

Cela fait longtemps que le label Ici d'Ailleurs nous propose des disques qui sortent de l'ordinaire. En l'occurence le premier album de Mein Sohn William remplit très bien les critères de la structure. Repéré grace à une démo, Orchestre National, Dorian Taburet, le type qui se cache derrière Mein Sohn William, a depuis enchainé les concerts et écumé les festivals, faisant forte impression partout où il passait. Dernièrement les Transmusicales de Rennes ont été sous le charme de ce que les gens d'Ici d'Ailleurs considèrent comme un « cinglé ». Mais, ce genre de cinglé là, on n'en rencontre pas à tous les coins de rue. Homme à tout faire, Dorian Taburet est regardé comme un Ovni dont la pop tarabiscotée ferait passer The Chap pour des bricoleurs du dimanche. Ce n'est pas rien. Parce que pour se mettre au-dessus de The Chap il fallait quand même se lever de bonne heure. Il fallait bien que cela arrive un jour et c'est Mein Sohn William qui vient de réaliser ce que d'aucun pourrait considérer comme un exploit. Toujours en mouvement et jamais sur la défensive notre homme met des coups de pieds à tout va et ce avec une bonne humeur et une énergie qui ne se dément pas tout au long de l'album.

L'année commence donc bien. Très bien même et Mein Sohn William met du baume au cœur car en dehors de la musique la sinistrose et la déprime se sont largement imposés dans les esprits. Ce disque fait comme si il exorcisait ce qui nous entoure. En fait, ce n'est même pas une hypothèse, c'est une réalité. Autour de mélodies sautillantes et dynamitées, Mein Sohn William avance comme un enfant terrible qui se moquerait des convenances même si le monde s'écroule autour de lui. Ce n'est pas l'œuvre d'un désespéré, bien au contraire. Mein Sohn William mord la vie comme personne d'autre avec le minimum requis. En effet, il ne lui suffit de pas grand chose pour parvenir à cette alchimie rocambolesque. Un synthétiseur, une guitare déglinguée, une batterie électronique et un sampler. Le bonheur à portée de main. Enfin pour qui sait utiliser tout ça avec une pointe de génie. Parce que c'est de cela dont il s'agit en ce qui concerne Mein Sohn William. Un génie pop énervée proche du dérapage incontrôlé mais qui finit toujours par retomber sur ses pattes. Du grand art, quoi.

note : 9

par Fabien, chronique publiée le 25-01-2012

A voir également :

http://www.myspace.com/meinsohnwilliam

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