.:.Chronique.:.

Pochette

Black Sun Productions

Astral Walk

[Final Muzik::2004]

|01 Entrata Lentissima|02 Lento|03 Moderato|04 Marziale|05 Forte|06 Forte Con Brio|07 Macabre (Meet Murder My Angel)|08 Spedito|09 Coda Lenta|

En rédigeant la chronique du disque de Mortification to the Flesh, il a bien fallu que je me renseigne un tant soit peu sur le label qui s'était chargé de le rééditer. Par là même, je me suis également intéressé aux références les moins récentes de Final Muzik. Ca tombait plutôt bien, avec le Mortification to the Flesh, s'était glissé un exemplaire du tout premier album de Black Sun Productions qui est aussi la première référence du label. Le hasard fait bien les choses...hum... Pour faire simple Black Sun Productions c'est un duo formé par Massimo et Pierce dont la particularité est d'avoir vu le jour dans le cadre d'un film porno. Agissant d'abord comme des perfomers, notamment pour Coil, Lydia Lunch ou HG Giger, et s'est tourné assez naturellement vers une musique électronique largement inspiré par le groupe de Peter Christopherson et de John Balance. Cependant, il n'est pas évident d'égaler ceux qu'on a cotoyé et qui vous ont inspiré. Pour autant, Black Sun Productions n'a jamais eu vraiment vocation à concurrencer les britanniques trop vite disparus. Leur fond de commerce est une musique électronique minimale, lascive, post-industrielle et à la connotation sexuelle, qu'elle soit déviante (et encore faudrait-il définir si il y a une quelconque déviance ici) ou non. En fait, il n'y a pas vraiment d'ambiguité dans la musique du duo. Si on ne comprend pas où l'on met les pieds, il sera difficile d'apprécier pleinement cette invitation à un univers qui peut être considéré comme décadent mais qui, bien plus qu'être une vue de l'esprit, un mode de vie tout aussi respectable que n'importe quel autre. Astral Walk, sur un mode où les pulsations et les lignes plus ou moins ambients sont des leitmotivs, est un disque qui met aussi en évidence une esthétique qui ne choisit jamais vraiment entre l'obscurité et la lumière. On y trouve son compte même si on reconnaît ici ou là des idées piochées à différents endroits. En tout état de cause, Astral Walk donne le départ d'une discographie d'un duo résolument iconoclaste qui ne se démentira pas jusqu'à aujourd'hui et dont la dédicace à Derek Jarman n'est pas le fruit du hasard.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 07-01-2012

A voir également :

http://www.anarcocks.com/

http://www.myspace.com/blacksunproductions

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