.:.Chronique.:.

Pochette

Maybeshewill

I Was Here For a Moment, Then I Was Gone

[Function ::2011]

|01 Opening|02 Take This to Heart|03 Red Paper Lanterns|04 Critical Distance|05 Accolades|06 An End to Camaraderie|07 Words For Arabella|08 Farewell Sarajevo|09 Relative Minors|10 To the Skies Frome a Hillside|

Dans le genre « j'arrive avec mes gros sabots et j'en met plein la vue et les oreilles », Maybeshewill se pose bien là. Pourtant, il faut bien reconnaître que ce troisième album de ces natifs de Leicester est sacrément bon et que, manifestement, ils sont en train de passer là un cap. Si les deux premiers albums (Not for Want of Trying et Sing the Word Hope in Four-Part Harmony) avaient su attirer l'attention, plaçant le groupe dans une position favorable, ce nouvel opus le propulse définitivement dans la cours des grands. On savait que Maybeshewill couvait quelque chose d'immense et ce quelque chose est I Was Here For a Moment, Then I Was Gone. Un album sans failles et vertigineux qui allie puissance et émotions fortes. Il ne saurait être question ici de mollesse. A côté Mogwai ou Explosion in the Sky passent pour des formations sous lexomil. Et ce n'est pas peu dire car avec ce disque Maybeshewill a clairement pris de la hauteur et ne rechigne pas à la tâche. Les paysages sonores des britanniques sont valonnés et se traversent à vitesse grand v. C'est peut-être un peu trop d'un coup et on se dit qu'il leur sera difficile de tenir sur ce rythme.

Aussi surprenant que cela puisse paraître Maybeshewill ne faute pas et reste sur la même ligne. Aucune lassitude à l'horizon et on écoute ce disque en ayant l'impression qu'il est trop court. On l'écoute, encore et encore et le constat devient de plus en plus clair : Maybeshewill vient de nous offrir sa pierre angulaire. Le groupe aurait très bien pu glisser vers la compromission et finir par ressembler à n'importe quel groupe de post-rock. Force est de constater qu'il n'en est rien et qu'il possède une signature propre où claviers, sampling, intruments acoustiques à cordes et guitares lourdes et métalisées offrent des perspectives tout à fait inédites. Sur les premiers moments on en reste coi. Une fois qu'on s'est habitué on cache assez mal notre jubilation. Maybeshewill vient, en dix morceaux, de mettre un grand coup de pied dans la fourmilière. Puisse d'autres formations suivre le même chemin.

note : 9

par Fabien, chronique publiée le 20-12-2011

A voir également :

http://www.myspace.com/maybeshewont

http://maybeshewill.net/

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