.:.Chronique.:.

Pochette

Reigns

The Widow Blades

[Monotreme::2011]

|01 Over Tone Gullery|02 Hybrium Sulphate|03 The Diagram|04 Four and a Half Minutes Missing|05 I Will Burn For This|06 Horse Murders|07 Green Butter|08 They Likes to Sleep Soft|09 Plainsong|10 Vessels|11 The Mounds|

Reigns est-il en train de marquer durablement les esprits ? On le voudrait bien en tout cas car le groupe n'est pas du genre à taper du poing sur la table pour se faire connaître. Il mise sur sa musique singulière et sur les quelques bonnes âmes qui voudront bien s'attarder sur leur cas. Ce qui est certain c'est qu'ils ne peuvent laisser indifférent. Ce, déjà, quatrième album en est une preuve supplémentaire. Deux ans plus tôt, The House on the Causeway nous les avait fait connaître bénéficiant de la force de frappe du prolifique label Monotreme. Encore une fois, les frères Farthing nous embarque dans un hiver glacial et inquiétant mais qui recèle une magie que peu savent maitriser pleinement. Il suffit d'écouter un de leur disque pour comprendre qu'ils ne construisent pas leurs morceaux de manière typique. Reigns est comme un serpent, il avance avec grace mais aussi de manière sinueuse. Ici on raconte des histoires, on fouille dans les recoins, on ouvre des portes et ce sans relache, entrant dans des évocations à la limite de la fantasmagorie, des mondes de brume et de rêves où chaque image nous arrive avec une certaine clarté. L'univers de Reigns est donc complexe mais foisonnant. Il ne saurait être compris et expliqué en quelques mots. De même ce n'est pas en écoutant quelques arpèges qu'on pourra se targuer d'avoir assimilé quoi que ce soit. The Widow Blades, comme les autres albums d'ailleurs, se doit d'être écouté dans son ensemble pour apprécier un groupe qui sait autant s'exprimer sur des formats de durée standard que sur les longs (The Mounds, dernier morceau des plus épique de l'album, dure pas moins de dix neuf minutes). Sous son apparente froideur, Reigns redonne toute sa beauté à l'hiver et nous rappelle qu'une musique émotive ne puise jamais sa force dans l'outrance ou le coup de force. La subtilité et la profondeur doivent être des maîtres mots dans ces cas là et Reigns l'a parfaitement compris. Reigns est comme une chapka qui se révèle indispensable si on veut sortir couvert par ces périodes de grand froid qui s'annoncent.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 07-12-2011

A voir également :

http://www.myspace.com/reignsofwessex

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