.:.Chronique.:.

Pochette

Monoblock B

Teatime in Medellin

[Spezialmaterial::2011]

|01 Part A - Information|02 Opfer|03 I Am the Air|04 Sick and Sonic|05 Odissey|06 Play Time|07 Dirty Longstreet|08 C65|09 Push the Button|10 Hidden Love|11 Part B - Nitara|12 Distance|13 Teatime in Medellin|14 Lost Art|15 A Secret Garden|16 The Calling|17 Room Nr.36|

Silvio Tommasini est un activiste qui sévit dans les milieux EBM, gothiques punks depuis pas mal d'années. Suffisament au point d'avoir sorti plusieurs albums et fondé un label (Spezialmaterial, label que nous avons déjà croisé avec Sissikontest) qu'il continue à gérer en sortant régulièrement des disques. Monoblock B est son principal projet et Teatime in Medellin sa dernière parution en dâte. Un album qui se divise en deux parties bien distinctes car le seul point commun entre elles est le dénominateur électronique. Il sera d'ailleurs assez difficile de les confondre puisque la première partie offre dix morceaux d'une techno où IDM et EBM font bon ménage, une danse électronique géométrique plutôt enjouée qui rappelle les grandes heures d'un label comme Warp ou Planet Mu et sur laquelle on se laisse surprendre par le chant sobre de Boris Van Der Burg (I Am the Air). Pour la deuxième partie c'est un changement complet de décor qui nous est proposé avec des créations plus expérimentales et plus sombres qui tend vers un industrial aux portes du dark-ambient. On peut être surpris par ce changement radical de direction et on s'attendait plus à une continuité logique de la première partie.

Monoblock B aime donc surprendre et jouer sur plusieurs tableaux. C'est tout à son honneur et le bonhomme réussit avec une certaine élégance. Le néo-suisse est même assez redoutable dans tout ce qu'il touche car il sait se rendre efficace à chaque instant. Il n'y a donc pas de faiblesses évidentes mais il n'y a pas non plus de grandes extravagances. Tommasini fait un travail propre, léché et intelligent. Il n'y a pas grand chose à redire, notre homme fait le boulot mais sans donner l'impression de cachetonner. Parce que quand on reste dans des formats dits « classiques », il faut le faire avec sérieux et application tout en gardant à l'esprit qu'il faut toujours cette dose de fantaisie (pour la première partie tout du moins) et de saine opacité (pour la seconde) pour rester crédible jusqu'au bout. A ce niveau là on ne peut pas être déçu. Teatime in Medellin est sans doute un modèle du genre et ce à double titre puisqu'il aborde deux facettes bien distinctes (mais pas si éloignées quand on y pense) de la musique électronique.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 01-12-2011

A voir également :

http://monoblockb.com/

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