.:.Chronique.:.

Pochette

Modeselektor

Monkeytown

[Monkeytown::2011]

|01 Blue Clouds|02 Pretentious Friends|03 Shipwreck|04 Evil Twin|05 German Clap|06 Berlin|07 Grillwalker|08 Green Light Go|09 Humanized-instrumental|10 This|11 War Cry|

Nous en étions restés au volume 8 de la série Body Langage. Si les mix peuvent être des appéritifs plaisants ils finissent toujours sur leur faim. Le seul verdict, l'unique, se fait sur un véritable album et celui-ci se faisait cruellement attendre. Il faut dire que l'aventure Moderat est passée par là et personne, ou si peu, n'a eu à s'en plaindre. Cependant, le manque était toujours là. Il fallait faire quelque chose et combler cette attente insoutenable. C'est alors le soulagement quand vous recevez un exemplaire dans votre boite au lettre et on se dit que, finalement, nous n'aurons pas attendu aussi longtemps qu'on l'a cru puisque, nous l'avons vu, le duo a été loin d'être inactif. Mais, que voulez-vous, nos caprices d'enfants gâtés nous font perdre toute patience. On regarde alors l'objet sous toutes les coutures et la première chose que l'on remarque c'est cette ribambelle d'invités qui va de Thom Yorke à Otto Von Schirach en passant par PVT, Anti Pop Consortium ou Sascha Ring (le contraire eut été étonnant). Il est désormais temps de poser le disque sur notre platine et de lever les bras au ciel en criant « Hallelujah » ! Cependant, les bras, on les rabaisse assez vite. Non pas que Monkeytown (sorti d'ailleurs sur le propre label de Modeselektor) soit un mauvais disque dans l'absolu mais on se rend compte Modeselektor fait du Modeselektor sans vraiment casser la baraque ou proposer la moindre innovation.

Bon, comme ça, brut de décoffrage, on pourrait s'en contenter. Les morceaux tiennent la route, les collaborations avec le duo allemand sont cohérentes mais on a l'impression d'un service minimum, d'une livraison qui n'apporte rien de plus de ce qu'on savait déjà d'eux. Modeselektor serait-il déjà en perte de vitesse ? Au bout de quatorze ans d'activité on pourrait le comprendre et certains avaient cru percevoir quelques signes avant-coureurs en ne portant qu'une confiance limitée à leurs travaux de ces deux dernières années. A présent, dire qu'ils sont finis et bon à mettre à la casse c'est sans doute aller un peu vite en besogne et, quoi qu'on en dise, beaucoup se contenteraient de sortir un disque comme Monkeytown. Je suis porté à croire que Modeselektor ne court pas à la catastrophe et peut encore nous surprendre. Il suffit juste de ne pas tomber dans la routine. Alors c'est certain que pour ceux qui connaissent sur le bougt des doigts les disques de Modeselektor, Monkeytown peut apparaître comme une petite déception. On reste sur ce sentiment que Monkeytown demeure un disque tout à fait correct et qu'il a tout à fait sa place dans la discographie du groupe. Reste maintenant à savoir si Modeselektor saura se renouveler.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 11-10-2011

A voir également :

http://www.myspace.com/mdslktr

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