.:.Chronique.:.

Pochette

Rœdelius/Schneider

Stunden

[Bureau B::2011]

|01 Stunden I|02 Liebe|03 Geschichte|04 Stunden II|05 Das Eine|06 Single Boogie|07 Miniatur|08 Stunden III|09 Boogie Drone|10 Zug|11 Upper Slaughter|12 Land|

Plus actif que jamais, Hans-Joachim Rœdelius(Cluster, Harmonia) s'associe avec Stefan Schneider (Kreidler, Mapstation, To Rococo Rot) pour un album essentiellement électronique (le contraire eut été étonnant) composé de ce qu'ils appellent de « miniatures ». Des miniatures, c'est exactement cela mais pas dans le sens de la durée. Si certains morceaux sont effectivement courts, ce n'est tout de même pas la rêgle. On pourra donc comprendre le concept de miniatures comme une sorte de minimalisme sonore, des vignettes électroniques qui se suffisent à elles-mêmes et dont le degré mélodique, même s'il est souvent répétitif, vient chatouiller avec douceur et volupté vos tympans. Enregistré dans le cadre de cinq rencontres entre les deux hommes, leur travail s'est basé autour d'un piano, d'un zither, d'une guitare ainsi que de synthétiseurs analogiques et digitaux. La trame est clairement électronique, les instruments organiques, hormis le piano sans doute, font office d'accompagnants de luxe. Parce que oui, tout paraît quelque peu luxueux ici, fait de grâce et de rêverie en volute, de ballades légèrement embrumés dans des jardins anglais.

De cette musique quelque peu évanescente on retient évidemment cette symbiose entre Hans-Joachim Rœdelius et Stefan Schneider. Clairement, Stunden est une réussite de concision mais aussi remplit de variations de toutes sortes. Stunden ne suit pas une ligne unique. Ses vagues sonores sont comme celles que l'on voit dans toutes les mers. Elles reviennent sans cesse mais quand on les observe bien on se rend compte qu'elles sont toutes différentes et que leurs corps n'ont de cesse de se transformer. Pour autant leur rythme est régulier et il en va de même pour ce disque. Il ne s'agit donc pas de bousculer l'auditeur mais de le rendre suffisament à l'aise pour qu'il se sente en sécurité et en droit de rêver. Le gros avantage est que ce rêve on le fait les yeux ouverts et il vaut mieux car si on est en état de somnolence on ne pourrait saisir toute la teneur de Stunden. Il faut donc être attentif, sur le qui-vive, sans pour autant dégager le moindre stress, pour apprivoiser ce disque. Cette collaboration a donc été fructueuse et, à vrai dire, vu le parcours Rœdelius et de Schneider, on s'y attendait un peu.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 28-09-2011

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