.:.Chronique.:.

Pochette

Beridze, Natalie / TBA

Forget'fulness

[Monika Enterprise::2011]

|01 Nothing Ever Changes...Just Rearranges|02 Forever Has No Shadow|03 What About Things Like Bullets|04 Whatever Falls Is Sumptuous|05 Blue Shadow|06 In the White|07 The Face We Choose To Miss|08 When Dreams Become Responsibility|09 Future Will (Never Come)|10 Best Burden|11 Deeply Superficial|12 Silently|13 Give My Thoughts No Tongue|14 Half This Game Is Ninety Percent Mental |

Il y a six ans de cela, on découvrait Natalie Beridze en compagnie de Rosario Bléfari, Eglantine Gouzy et Catarina Pratter sur le disque inaugural de la série 4 Women No Cry. Depuis, on ne peut pas dire que la jeune femme ait fait beaucoup de bruit. Pourtant, elle en a sorti des disques. Sous son nom évidemment, ou en prenant le nom de Tusia Beridze (ce qui fut d'ailleurs le cas sur la compilation du label Monika Enterprise) ou alors sous les pseudos TBA / TBA Empty. Loin d'être inactive sa musique a parfois eu du mal à arriver jusqu'à. Et c'est fort dommage car la georgienne a toujours su mettre en œuvre une musique saisissante, une synth-pop éthérée à la limite de l'ambiant qui a su séduire un type comme Ryuichi Sakamoto qui signe avec elle un des titres de l'album (Blue Shadow). Avec Forget'fullness on a cette impression de pop aquatique, une approche très japonaise dans l'ensemble. La rêverie est totale, on se laisse quasiment transporter par le léger courant, une force naturelle et douce qui vous donne ce petit sentiment d'éternité. Ainsi, Natalie Beridze n'est en rien dans la démonstration et le tape à l'œil. Elle crée ici un environnement et même si celui-ci n'est pas toujours appaisant, il s'éloigne malgré tout cette confusion post-moderne.

N'allez pas comprendre que ce que fait Natalie Beridze s'inscrit dans un passéisme d'arrière garde. Ce n'est pas cela du tout. Bien au contraire elle est parfaitement de son temps mais son côté détaché, posé tout en clair obscur, la rend défénitivement à part. En fait, elle fait partie de ces song-writers qui parviennent à trouver le salut dans la chose synthétique et ont trouvé le moyen le plus adéquat pour faire ressortir des sentiments simples mais aussi fort que n'importe quel autre. A cette différence près que les artistes comme Natalie Beridze choisissent une certaine forme de retenue préférant démontré le bien fondé de leur musique dans un calme relatif. Relatif parce que Forget'fullness n'est pas une guimauve, un condensé de lieux communs et de facilité électroniques. Non, si l'écriture a toute son importance on se rend compte que la production l'est tout autant et que Beridze les mets sur le même pieds d'égalité. Cet équilibre est d'ailleurs nécessaire car on imagine mal comment les chansons de Beridze, qui n'ont rien de standart, pourraient évoluer dans un environnement qui ne serait pas fait pour elles. Ainsi, l'environnement de Forget'fullness semble représenter les recoins de la personnalité de la jeune femme. Une personnalité quelque peu paradoxale mais tout à fait enrichissante. A écouter les yeux fermés.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 27-09-2011

A voir également :

http://www.myspace.com/tusiaberidze#

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