.:.Chronique.:.

Pochette

Roberts, Sam

We Were Born in a Flame

[Universal Music::2003]

Sam Roberts respire le rock; cheveux longs, barbe d’une semaine, veste en jean. Originaire d’une banlieue de Montréal , il cartonne au Canada en 2002 grâce au super maxi The Inhuman Condition et à son premier extrait : le bijou Brother Down, plus grand succès canadien de l’été à la surprise générale. Il s’illustre dans les charts quelques mois plus tard avec le deuxième extrait de son EP, Don’t Walk Away Eileen, au printemps 2003, il devient l’un des artistes canadiens les plus prometteurs. Son album We Were Born in a Flame connut un succès instantané à sa sortie grâce entre autres au single Where Have All the Good People Gone?. L’album comporte 13 pièces, dont trois (les singles) qui étaient déjà présentes sur le rmaxi.

Le rock de Sam Roberts semble tout droit sortir des années 70 avec ses guitares distordues, ses harmonies bien placées et son ambiance festive. Non, ce jeune homme ne réinventera jamais le rock, mais à partir du moment où on entend ses mélodies, on s’en balance royalement. Roberts a ce don qu’ont certains compositeurs (Rivers Cuomo par exemple) à pondre des mélodies extrêmement accrocheuses qui monopolisent nos sifflements des heures durant. Au point de vue technique, rien de trop compliqué : voix, guitares, basse, batterie 90% du temps. La simplicité volontaire, quoi. De son propre aveu, Roberts ne cherche pas à produire quelque chose de parfait, il veut garder l’esprit « rock ’n’ roll ».

On retrouve quelques sonorités folk sur l’album qui nous font par moment penser aux Dandy Warhols, qui se prêtent bien au mélange avec le rock. Le plus grand défaut de ce disque est son manque de constance; on retrouve aussi bien des pièces absolument géniales comme Brother Down que des chansons plus ordinaires, un peu fades. L’excellente No Sleep comporte, en plus d’une ligne d’orgue très accrocheuse, quelques lignes en français.

La musique de Sam Roberts possède un ÉNORME potentiel radiophonique. Seulement, dans son cas, ce n’est pas une insulte. Peu de gens sont toujours capables de faire de la pop-rock aussi efficace que lui. Gardez un œil sur Sam Roberts, il pourrait très bien envahir les marchés états-uniens et européens très bientôt.

En somme, pas la fin du monde, mais très prometteur et surtout très divertissant.

note : 6.5

par Jongen, chronique publiée le 16-09-2003

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