.:.Chronique.:.

Pochette

Panda Bear

Tomboy

[Paw Tracks::2011]

|01 You Can Count On Me|02 Tomboy|03 Slow Motion|04 Surfers Hymn|05 Last Night At the Jetty|06 Drone|07 Alsatian Darn|08 Scheherazade|09 Friendship Bracelet|10 Afterburner|11 Benfica|

Animal Collective est en quelques années devenu l'un de sujet de discussion qui divise. Sont-ils des génies modernes ou non ? Les pour et les contres se sont affrontés entrainant dans leurs sillages des suiveurs qui, sans discernement, sont prèt à suivre n'importe quoi à partir du moment où il existe une reconnaissance des autorités compétentes et, à l'inverse, qui refuse, sans jamais avoir jamais rien écouté, toute compromission avec un groupe qui rallie à lui presque tous les suffrages. Je caricature à peine. Quoi qu'il en soit ceux qui avancent de vrais arguments ne sont pas légions. Pour ma part, je considère qu'Animal Collective appartient à cette frange de groupes qui auront su compter en ce début de siècle. Non pas parce qu'ils seraient mainstream (et encore dans leur cas cela resterait à démontrer) mais tout simplement parce qu'ils ont su délivrer une série d'albums qui n'avaient rien de communs avec ce que proposaient leurs propres contemporains prouvant par là même occasion qu'ils avaient toujours un coup d'avance (voire plusieurs) sur tout le monde. Au-delà de cette réussite insolente qui continue d'irriter quelques beaux penseurs, les projets annexes du groupe sont tous aussi iconoclastes. Nous en avons croisés quelques uns mais celui que nous connaissons le plus est certainement celui de Noah Lennox aka Panda Bear.

Nous en étions resté à l'insurpassable Person Pitch qui encore aujourd'hui, à sa simple évocation vous donne quelques frissons de plaisir. Tomboy, son successeur, est d'ores et déjà passé à la postérité, rien de moins que ça. Noah Lennox a pris son temps pour essayer de faire évoluer ce qui semblait déjà être le sommet créatif de l'américain. Du moins on le croyait. Tomboy, sans être une réplique exacte de Person Pitch, apparaît comme une suite océanique, une divagation aquatique où Noah Lennox apparaît comme un être marin détaché de toutes choses terrestres. Une fois encore, notre homme n'utilise que très peu de moyens comme si la magie n'avait besoin que de peu d'ingrédients pour opérer. De la magie, oui. Ce n'est pas autre chose car on traverse ce disque d'une manière peu orthodoxe et avec ce sentiment d'être dans un ailleurs serein, apaisant mais tout aussi foisonnant. Pourtant, Noah Lennox use d'une formule simple, abuse des mêmes effets de loops et de voix qui nous fait paraître le chanteur d'une façon inaccessible mais aussi paradoxalement proche. On ne peut tout simplement pas s'en saisir. Donc, oui, rien de spécialement compliqué mais sous son masque de Panda Bear, il parvient à prendre le grand large, tutoie les plus grandes vagues et les traverse avec le plus grand naturel. Ca ne s'explique même pas. Il en sera sans doute toujours ainsi.

note : 10

par Fabien, chronique publiée le 26-08-2011

A voir également :

http://www.myspace.com/pandabear

?>