.:.Chronique.:.

Pochette

Half Asleep

Subtitles for the Silent Versions

[We Are Unique ! Records::2011]

|01 How Quiet !|02 The Bell|03 The Fifth Stage of Sleep|04 For God's Sake Let Thel Go !|05 De deux choses l'une|06 Ceres Pluto Eris|07 Mars (Your Nails and Teeth)|08 The Grass Divides As With a Comb|09 Sea of Roofs|10 Tout est toujours plus triste quand il fait noir|11 Personnalité H|12 The Invitation|13 (une histoire d') Astronautes-Marins-Pêcheurs|

Dès que ce nouvel opus de Half Asleep a été mis à la connaissance de tous, certains de mes coréligionnaires se sont vite prononcés sur le fait qu'il pouvait et serait surement l'un des disques de l'année, pour ne pas dire plus. C'est vrai que ce disque est sacrément bon mais est-ce qu'on se souviendra vraiment de lui comme du disque de l'année 2011 ? On s'en fout un peu à vrai dire. Un disque comme celui-ci n'a pas à appartenir à une année ni même à une époque. Epaulée par des musiciens triés sur le volet dont sa propre sœur Oriane, Jullian Angel, Cécile Schott (Colleen) ou Isabelle Casier (Pollyanna), Valérie Leclercq nous délivre un album aux senteurs hivernales et traine sa mélancolie non pas comme un boulet mais comme une manière d'exorciser ou d'extérioriser ces petits maux qui, si on les laisse s'installer, finissent par vous ronger de l'intérieur. Ces petits maux, Valérie Leclercq les déballe délicatement, soigneusement pour que chacun puisse en mesurer la portée. On ne peut raisonnablement pas rester de marbre devant cette musique, certes un peu plaintive mais qui est absolument touchante de par ses mélodies libres et vagabondes, ses respirations qui rendent ce disque vivant et profondément humain.

Subtitles For the Silent Versions s'écoute avec une attention accrue. C'est comme si on tenait entre ses mains un objet des plus fragile, prêt à se briser au moindre faux mouvement. Et cette voix, lancinante, profonde, un peu fuyante. En cela on peut la comparer à Faustine Seilman. Elles œuvrent d'ailleurs dans un registre un peu similaire. Des compositrices-interprètes un peu inclassables qui mettent le songwriting sur un piedestal et agissent avec une sensibilité qu'on ne rencontre pas à tous les coins de rue. Valérie Leclercq pousse peut-être plus avant dans le minimalisme ou l'épure est le garant d'une émotion forte et lumineuse. Cette aventure intimiste ne prétends sans doute pas résoudre tous les problèmes existencielles du monde. Son ambition est probablement plus terre à terre. Si elle était de faire un bel et bon album, un peu tourmenté, un peu sur le fil du rasoir, c'est chose faite et nous n'avons pas vraiment à nous en plaindre. Half Asleep nous offre le meilleur d'elle même. Sachons en profiter.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 25-08-2011

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