.:.Chronique.:.

Pochette

Le Singe Blanc

Babylon

[Les Disques de la Face Cachée / Whosbrain Records::2010]

|01 Bombadilhom|02 Ouzfat|03 Sboub|04 Electromax|05 Tapadi|06 Miozopor|07 Zirath|08 Sblaf|09 Mambossa|

Bon, ça ne va pas mieux pour Le Singe Blanc. On avait déjà vu avec Strak ! et Baï Ho que cela ne tournait pas très rond dans leurs boites craniennes. La folie, ça ne soigne pas comme ça et les nouvelles aventures du primate albinos confirme que les choses ne se sont pas arrangés et qu'il refuse toujours de prendre ses cachets. Babylon, lieu de perdition s'il en est, est la poursuite de ce qui a été entamé avec les deux albums précédents, du moins ceux qu'on connait. Visiblement, Le Singe ne se prend pas au sérieux mais il paraît inopportun de les prendre pour des touristes. Le Singe Blanc ne change donc pas et c'est tant mieux. Il leur faut moins d'une demi heure pour tout retourner. Leur « zouk core » mélé de « drum'n'babasse dégénéré » (ce n'est pas moi qui le dit mais eux et, au fonds, il ne vaut mieux pas les contrarier) est toujours aussi étonnant. En un peu plus de dix ans d'existence, les messins n'ont jamais vraiment levé le pied. Je ne serai pas surpris si on ne trouvait pas de freins dans leur voiture. Pour leur musique c'est un peu pareil. Pas d'interdits, pas de limites à ce rock absurde à la limite dada. D'ailleurs si on leur dit qu'ils nous font penser au mouvement dada, il est probable qu'ils nous rient au nez et continueront à jouer selon leur bon plaisir. Ainsi, Babylon, comme ses grands frères, c'est la liberté. La liberté d'aller au pas de charge avec un sourire de psychotique aux lêvres. On a sans doute retrouvé là les fils spirituels d'Etron Fou Leloublan. Ils ont grandit avec le post-hardcore et Zappa entre les oreilles. Définitivement, on ne pourra pas les soigner. Essayez-donc pour voir !

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 09-08-2011

A voir également :

http://www.myspace.com/lesingeblanc

?>