.:.Chronique.:.

Pochette

Music, Drew

The Music

[Virgin::2003]

The music s'écoute comme une intrusion. Bousculade dans notre paresse musicale de la rentrée. Catastrophe surnaturelle de l'automne, raz de marée mélodique. Premier titre. La voix de Robert harvey (chouette prénom) s'élève au zénith. On boit déjà la tasse, figé sous une cascade sonore jaillissant des enceintes jusqu'au creux de notre inconscient. Les morceaux s'enchaînent sans relâche, flux, reflux on s'accroche desespérement à nos bonnes vieilles références (Led Zeppelin, U2 : bouées de fortune)."Disco" est une épopée funky-psychédelique durant laquelle le chanteur se ballade d'improvisations syllabiques en cris lointains et mystiques avec une aisance désarmante. Bouquet final avec "too high", on se cogne aux murs de sons, se rapproche de l'épicentre, les turbulences sont tellement agréables. Complaisance. Ce rôle d'aventurier lâché dans cette faune musicale réveille en nous les démons de la transe. Une petite chose palpite, on l'a sur le bout du tympan, on la course pendant tout l'album, on le veut ce trésor des gamins d'Outre-Manche. C'est ce petit morceaux d'étrange qui fait l'âme de The Music. C'est cette parcelled'inssaisissable qui a été malheureusement dépouillée, piétinée et vendue comme un rien par tous ces journalistes, ces commerçants de la foire aux bestiaux de l'underground. The music réussiront-ils à garder l'insolence de la précocité? Résisteront-ils aux sirènes de la surmédiatisation?

On croise les doigts jusqu'au prochain séisme.

Moralité: ils sont fortiches ces rosbeefs.

note : 7

par Drew, chronique publiée le 15-10-2003

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