.:.Chronique.:.

Pochette

Alaska Pipeline

Master of Puppets

[We Are The Robots !::2010]

|01 The Mouth, the Nose, the Eyes|02 Address, a Dress|03 Seatbelts|04 Terror|05 Lonely Karateka|06 Time Capsules|07 White Walls|08 Red Pants|09 Croushnaff|10 Sense of Honor|11 Twice as Mean|12 Surrender !|

Benoitement, en écoutant ce premier album d'Alaska Pipeline, j'étais loin de me douter que ce trio est originaire de Rouen. Non pas à cause leur nom, mais tout simplement parce que ce disque à une signature sonore qui n'a rien de franchouillarde. Math-rock, post-core, emo, présentez cela comme vous voulez mais Alaska Pipeline a peut-être les pieds dans l'hexagone mais ses tripes sont définitivement en Amérique du Nord. Adepte du format court (aucune chanson ne dépasse les deux minutes cinquante), les trois camarades jouent dans une cour qui a été certes fréquenté par beaucoup de monde mais qui, même aujourd'hui, garde tout son attrait. La routine, connait pas. Vitesse, jeunesse, insouciance, électricité, comme de l'envie d'en découdre pour mettre les choses au clair. Voilà ce qui caractérise Alaska Pipeline. Mais c'est aussi le reflet de tout un genre musical qui ne veut manifestement pas vieillir. Et tant mieux, sinon cela n'aurait plus aucun sens. Alors, sans doute que ce que fait Alaska Pipeline est à l'image d'une certaine époque mais il est fort probable que les trois membres du groupe sont loins de ces préocupations.

Master of Puppets (sans aucun rapport avec l'album du même nom réalisé par un certain groupe de métal bien connu) qui fait plein de zig-zags mais il ne perd jamais pieds. Alaska Pipeline ne lache pas la bride et il sera difficile ici de les prendre en défaut. Sans faire de jeunisme puéril le groupe s'est bâti une carapace électrique qui semble indestructible. C'est donc l'urgence et le fun qui prédominent ici et rien d'autre. Il n'y a par conséquent pas d'arrières pensées dans la manière de faire des rouennais. Il faut prendre ce groupe comme il vient, c'est à dire sans prévenir, comme un bolide qui aurait oublié qu'il pouvait utiliser de temps en temps ses freins. Ca ne durera peut-être qu'un temps mais Alaska Pipeline donne tout son énergie à ce qu'il fait donnant raison à toute cette vague américaine qui a été enfanté par le hardcore de DC et d'ailleurs. C'est comme une prise de conscience comme pour oublier cette mauvaise copie carbone que l'on traine depuis la génération yéyé et qui nous a pourri la vie depuis des décennies.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 21-07-2011

A voir également :

http://www.myspace.com/alaskapipeline

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