.:.Chronique.:.

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Leopold Skin

I See Mountains

[Kütu Folk::2010]

|01 First Morning Light|02 Back To Montreal|03 Misty River|04 Please Get Out !|05 I See Mountains|06 House in a Tree|07 Lonesome & Cold|08 Winter Is Coming|09 Goodbye|10 Howling Voices|

Je comble mon retard. Enfin, j'essaye. Tout émerveillé par son premier album (Leopold Skin & The Blue House Dandelions), j'ai mis toutes les peines du monde à me mettre à l'ouvrage pour I See Mountains. Non pas que je le boudais ni que j'avais peur de la déception mais, tout simplement, le fait d'avoir trop de choses à écouter vous fait prendre un retard monstre et vous parfois passer à côté de bijoux sans noms. Et j'ai bien failli passer à côté de celui-ci. Revenant sur mes pas, farfouillants dans mes anciennes réceptions I See Mountains est alors apparu comme une évidence, le disque dont je ne pouvais une fois de plus faire reculer l'échéance. Car le souvenir du premier album de Damien Fahnauer est encore très prégnant. Et le souvenir que I See Mountains laissera le sera tout autant. La formule n'a sans doute pas beaucoup changé mais Damien Fanhauer est un song-writer qui sait mettre toute son âme dans ce qu'il fait. Habité par des icones folk (Neil Young en tête), Leopold Skin traverse ces grands espaces nord américains avec sérénité. D'ailleurs, les grandes étendues ont toujours été porteuses d'un sentiment contemplatif et de relativité par rapport à toute chose, nous faisant nous replier vers ce qui est essentiel.

Et c'est un peu cela qui se passe avec Leopold Skin et I See Mountains. Même si le propos s'électrise et s'énerve parfois (Goodbye ou First Morning Light), c'est toujours sans déraison et de débordement incontrolé. Damien Fanhauer est quelqu'un de mesuré qui raconte ses propres histoires avec une idée du beau qui se confine dans une lumière blanchatre, presque aveuglante mais qui n'agresse jamais. On s'en veut alors d'avoir attendu aussi longtemps car, une fois de plus, Leopold Skin donne tout son sens à une signification de l'éternité. Une notion qui peut sembler abstraite mais notre homme, avec l'aide de quelques amis dont François-Régis Croisier (Saint-Augustine), la matérialise en l'espace d'un instant. C'est sans doute une vision parmi tant d'autre mais celle-ci on peut se l'approprier sans peine car elle nous parle de façon immédiate et n'a aucun besoin de se théoriser ou de s'intellectualiser. Une beauté pure, sans scories et à la belle profondeur d'âme. Imparrable et unique.

note : 9

par Fabien, chronique publiée le 19-07-2011

A voir également :

http://www.myspace.com/leopoldskin

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