.:.Chronique.:.

Pochette

Phospho

Time Hits

[Crème Brulée::2011]

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Phospho a grandit, c'est indéniable. On portait pas mal d'espoir envers ce groupe de Niort quand il nous ait apparu il y a de cela trois ans avec une One Caballo Per Seven Frauen d'une belle fraicheur. Ils ont pris de la bouteille comme on dit mais, surtout, de l'envergure. Parce que oui, le groupe a tiré les leçons du passé et vont de l'avant. C'est pour cela que Phospho ne trébuche pas à l'heure du périlleux second album. Cela ne veut pas dire pour autant qu'ils sont devenus plus sérieux qu'avant et gonflés d'orgueil. Ils ont voulu garder cette fraicheur et cette spontanéité tout en musclant leur propos et donner plus d'épaules à leurs chansons. Si ça n'est pas évident à la première écoute ça le devient par la suite. Time Hits est un album vicieux. Il n'a l'air de rien comme ça mais ses mélodies vous imprègne sans crier gare et ne vous quitte plus vraiment. Avec des formules simples Phospho tend vers l'exceptionnel et fait mouche quasiment à chaque fois. Il est difficile de croire en la chose si on ne l'a pas entendue. Il n'est pas encore question de leur décerner la légion d'honneur mais on peut trouver légitime de penser que Phospho n'est définitivement plus un groupe de seconde catégorie.

A vrai dire qui n'en est pas convaincu aujourd'hui ? Nombreux sont ceux qui reconnaissent que le post-punk au gout du jour de Phospho vaut le détour. Pas de révolution notable, certes, mais des chansons bien troussées et sautillantes qui pourraient faire penser à pas mal de groupes 80's de The Chameleons à P.I.L., en passant par XTC ou Gang of 4, voire, plus proche de nous, on songe à Interpol. Je sais, la chose n'est pas évidente mais à force de passer le disque on trouve une certaine forme de parenté qui n'a rien d'injustifiable. Phospho a surement beaucoup d'influences à son compteur mais cela ne les empêche pas de faire une musique entière et qui ne connait pas la défaite. Avouez que c'est toujours appréciable et même si on a l'impression d'avoir déjà entendu ça quelque part on ne fait pas la fine bouche et on est prêt à s'enivrer de ces assauts post-punk qui ont le seul défaut de nous que du bien. C'est dire si Phospho est dans une phase ascendante.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 12-07-2011

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