.:.Chronique.:.

Pochette

Z'ev/KK Null

Brombron 17 : Extra Space, Extra Time

[Korm Plastics::2011]

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Les chemins de Stefan Weisser aka Z'ev et de Kazuyuki Kishino aka KK Null se croisent à nouveau. Cette fois-ci c'est dans le cadre de la série Brombron dont nous avons déjà eu l'occasion de parler. La réputation des deux hommes n'est plus à faire si on gravite un tant soit peu dans les musiques noises, indus ou tout simplement expérimentales. Z'ev et KK Null n'ont plus rien à prouver mais ils continuent à œuvrer dans des sphères sombres et complexes qui n'ont pas toujours d'équivalent. La rencontre entre les deux personnages ne pouvait être que constructive. Et dans le cas présent ça l'est. Divisé en six pièces de durées inégales, Extra Space, Extra Time est le reflet d'une symbiose entre les percussions de Z'ev et l'électronique labyrinthique de KK Null. Comme sur Artificial Life, l'association entre les deux hommes fonctionne à merveille. Extra Space, Extra Time apparait comme un disque mutant, dont le corps ne cesse de se mouvoir et de changer dans un espace indéfini. Post-industriel, post-électronica, expérimental, cet album n'a pas besoin de ressembler à quelque chose de connu. Les personnalités des deux hommes sont tellement fortes qu'ils n'ont pas besoin d'aller chercher ailleurs leur inspiration. Ce serait plutôt l'inverse qui risque de se passer.

Voilà donc un disque qui n'a pas vocation de brosser l'auditeur dans le sens du poil mais qui ne cherche pas non plus l'aggression permanente. Rèche, percutant, ne laissant que peu passer la lumière, Extra Space, Extra Time préfère se concentrer sur les points forts qui ont fait la réputations des deux protagonistes. En cela, ils se font un plaisir de nous donner ce que tout le monde attends. Pour autant, on notera qu'aucun des deux hommes ne prends le pas sur l'autre. Il y a une juste mesure entre chacune de leur intervention. Il n'est pas pas question que l'un ait une part plus importante que l'autre. Sinon la série Brombron n'aurait, sans doute, plus auncun intérêt. Voilà donc un disque torturé, pas vraiment noir mais plutôt grisonnant, qui fait la part belle aux enchainements complexes à la limite du crasseux. C'est dans ce domaine ambigu que Z'ev et KK Null ont toujours excéllés et dans le cas présent ils nous prouvent une fois de plus qu'ils n'ont pas perdu la main. Du travail d'orfèvre.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 09-07-2011

A voir également :

http://www.myspace.com/rhythmajik

http://www.myspace.com/00kknull

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