.:.Chronique.:.

Pochette

Schmickler, Marcus

Palace of Marvels (Queered Pitch)

[Editions Mego::2011]

|01 New Methodical Limits of Ascension|02 Cursive Phasing|03 Risset Brain Hammer|04 Smooth Hang (Gliding)|05 Mystery Bouffe|06 Charm / Anticharm|07 Hypercubist Pareto Dist|08 Sheps Infinity|09 Quasi-Segregative|10 Discordance Axis|11 Mass Ornament|12 Palace of Marvels|

Il n'a jamais été simple de suivre Marcus Schmickler. Déjà avec Altars of Science nous avions pu constater que l'écoute de ses expérimentations n'avait rien de confortable. Là encore, avec Palace of Marvels, Schmickler nous invite dans des pérégrinations électroniques où le tonal a toute sa place. Par conséquent on sait que ce nouvel album sera une véritable épreuve de force. On a l'impression d'un incroyable fatras électronique, un débit sans fin de séquences de sonorités digitales comme si un ordinateur fou se mettait à fournir frénétiquement toute une série d'équations sans queues ni têtes. Un "palace de merveilles" nous annonce Marcus Schmickler. Sur les premiers instants on doute, on se pose des questions. Et si ce disque n'était qu'une vaste blague ? En fait, Schmickler est loin d'être un plaisantin. Le point de départ qui a inspiré ce disque est la gamme de Shepard dont les Shepard Tone sont des "sons qui consistent à une superpositions de vagues sonores séparés par plusieurs octaves". Ce genre de travaux auditifs se retrouvent généralement chez les acousmaticiens comme Jean-Claude Risset. Risset que Schmickler n'ignore aucunement puisqu'il lui dédie même un morceau.

Quoi qu'il en soit, Palace of Marvels reste un album difficile, prenant des directions très diverses et offrant des variations inattendues. Et il faut dire que cela va un peu dans tous les sens et que l'on parfois du mal à suivre. On le sait, et c'est devenu une habitude, Marcus Schmickler, quand il entreprend de sortir des disques sous son propre nom c'est toujours pour délivrer ses œuvres les plus difficiles. Difficiles au point qu'il n'est pas toujours compris s'attirant parfois une fin de non recevoir et ici nous n'en sommes pas vraiment loin. Ce serait un autre que lui on aurait sans doute plié l'affaire en deux temps, trois mouvements. Pour autant, on s'applique à donner plus d'une chance à l'allemand. A force d'écoute on se rend compte que Palace of Marvels n'est pas aussi indigeste que cela. On aura entendu des choses moins évidentes. Sans doute que ce disque manque parfois un peu d'âme et de cohésion, Schmickler laissant principalement la place à ses expérimentations, mais il y a tout de mêmes quelques bons moments qui nous font penser que le bonhomme n'est pas encore tombé dans une profonde schizophrénie.

note : 6

par Fabien, chronique publiée le 02-07-2011

A voir également :

http://www.piethopraxis.org

http://www.editionsmego.com

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