.:.Chronique.:.

Pochette

Umbert, Nacho & La Compañia

Ay...

[Acuarela::2010]

|01 Cien Hombres Ni Uno Mas|02 Colorete Y Quitasueño|03 Confidencias En El Palomar|04 La Verdad Es Que Es Me Da Igual|05 O Puede Que No|06 La Gata Soprano |07 Prêt à porter|08 Ensayo General|09 Red Eyes|10 Rizos Sin Dosmeticar|

Il est bon parfois de revenir à certains fondamentaux. Et un disque comme Ay... est de ceux qui donne une image assez correcte de celle que l'on se fait habituellement du label espagnol Acuarela. Une voix grave, assurée et confortable, celle de Nacho Umbert, une musique sensible, racée, bâtie comme un bijou trop fragile. C'est avec ce genre de formule que Acuarela a fait sa réputation. Sr.Chinarro, Migala, Refree... Ce dernier, d'ailleurs, s'est acoquiné avec Umbert pour mettre sur pieds ce disque qui restera comme l'un des moments de grâce de l'année 2010. Laissant de côté l'agressivité des guitares électriques, notre homme préfère largement une approche plus acoustique. Sans doute le meilleur moyen pour lui de se rendre le plus convaincant possible et de faire ressortir une émotion, somme toute, toute ibérique. Nacho Umbert est comme un conteur, un barde moderne dont la musique ne pourrait s'apprécier qu'en petit comité. Son univers n'est pas fait pour les grands espaces, les trop grandes foules. Il y a quelque chose d'intimiste chez lui. Il raconte ses petites histoires comme si on se confiat à son meilleur ami à la terrasse d'un café.

Ainsi, Ay... a tout l'air d'un album sérieux mais il existe ici une certaine décontraction qui évite les poses psycho-rigides. Certes, Nachu Umbert n'a sans doute pas l'ambition de conquérir le monde mais s'il peut séduire quelques-uns d'entre nous et nous rendre heureux ce sera pas mal. De toutes façons ses chansons ne sont pas calibrés pour les radios. Aucune chance donc pour qu'il connaisse la célébrité. Nacho Umbert est donc très, trop, loin de cette musique abrutissante à la vulgarité sans âme. Il fait plutôt appel autant à l'intellect qu'au cœur. Sous des aspects un peu nostalgique il nous délivre dix morceaux aux intonations graves mais dont la sensibilité est tout à fait lumineuse. Un classique de chez Acuarela donc qui, manifestement, a toujours aimé ce genre d'artiste. Cela fait parti de leur identité mais, heureusement pour eux, ils ne se sont pas laissés enfermer dans ce style très particulier. On peut se réjouir de la qualité d'un disque comme Ay..., sa valeur est loin d'être négligeable, mais le spectre d'Acuarela est bien plus large. Ils ne font que revenir à une logique d'édition comme un retour aux sources, cyclique mais essentiel.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 29-06-2011

A voir également :

http://www.myspace.com/nachoumbert

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