.:.Chronique.:.

Pochette

Pyramids with Nadja

s/t

[Hydra Head Records::2009]

|01 Into the Silent Waves|02 Another War|03 Sound of Ice and Grass|04 An Angel Was Heard to Cry Over the City of Rome|

Aidan Baker m'épate. Entre toutes ses réalisations solos, ses collaborations, sa participation à ARC et surtout à Nadja, on peut bien se demander quand il trouve le temps pour faire tout ça. Un hyperactif ? Pas forcément, mais un type qui sait gérer son temps et ses priorités, surement. Et même avec Nadja, qui possède déjà une discographie massive et qu'il partage avec Leah Buckareff, il n'hésite pas à se diversifier dans des collaborations diverses. Parmi elles on compte des splits avec Kodiak, Methadrone, Moss ou des associations avec Netherworld, Troum, OvO... Ici, c'est avec les Texans de Pyramids que Nadja s'est acoquiné pour livrer ce qui a été l'un des plus beaux moments de 2009. Il faut dire qu'au delà de cette réunion de haut niveau, les deux formations ont également reçu l'aide de James Plotkin (Khanate) pour le mixage et la masterisation ainsi que l'apport non négligeable de Simon Raymonde (Cocteau Twins), Albin Julius (Der Blutharsch) et de Chris Simpson (Mineral). Que du beau monde en somme. On aurait mal compris qu'une telle délégation se soit engagée dans un projet bancal et mal ficelé. On aurait aussi mal compris que le résultat soit sans intérêt, propre à être relégué dans les poubelles de l'Histoire.

Heureusement pour tout le monde il n'en a rien été. Et ce disque, le seul jusqu'à aujourd'hui dans la vie commune des deux groupes, a fait dâte. En quatre morceaux, dont aucun ne va en-dessous des dix minutes, est une leçon de beauté noire et abyssale. Pyramids et Nadja explorent ainsi les profondeurs et semblent être à un point de non retour. Ce disque semble être une longue chute vers l'abîme mais le couple Pyramids/Nadja prends son temps et sait pertinement que cette notion de temps n'a que peu d'importance. Seul compte cette occupation de l'espace, ces ambiances lunaires débarassées de tout cartésianisme musical. Pyramids et Nadja sont ici en parfaite symbiose et les longues étendues électronico-électriques. Clairement, ils ne sont pas de cette dimension. Dans le registre doom/dark ambiant, ce disque est manifestement une pièce maitresse. Qui pourrait contredire cela ? A part quelques champions de la mauvaise foi, je ne vois pas vraiment. Des joyaux comme celui-ci sont à garder jalousement et à vivre comme une expérience salvatrice. Ce disque n'a pourtant pas de caractère unique mais sa beauté dépasse largement le cadre du normal.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 15-06-2011

A voir également :

http://www.myspace.com/pyramidsmusic

http://www.myspace.com/nadjaluv

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