.:.Chronique.:.

Pochette

Montreal On Fire

Decline & Fall

[Lacrymal Records::2009]

|01 I Is Another One|02 Beyond the Beauty|03 Anything Everyday|04 Of Castelbini|05 Black Table|06 Stillbirth|07 Waiting for the Storm to Pass|08 All Things Lie|

Contrairement à ce que peut laisser supposer le nom de Montreal on Fire, ce groupe n'a rien à voir avec le Canada. Ou si peu. Formation toulousaine, on peut leur accorder une bonne influence de ces groupes post-rock du nord de l'Amérique, le label Constellation en tête, et mis à part que le groupe a été mis sur pied dans un laboratoire de l'Université du Québec, on ne voit pas trop pourquoi un tel patronyme. Quoi qu'il en soit Decline & Fall est leur premier album (prenons les choses dans l'ordre, Anima Mvndi vient tout juste de sortir et il sera toujours temps d'en parler) et il s'avère qu'il est d'une très bonne tenue. C'est d'ailleurs un peu plus que ça. Montreal on Fire a carrément le couteau entre les dents et déploie une musique brut de décoffrage. Le post-rock des toulousains n'a rien de propre ou de trop lisse. Très vite, il prend de la hauteur, se gargarise des grands espaces tout en restant oppressant et tendu. On ne peut pas faire qu'une seule lecture de Decline & Fall, qui décidemment porte bien son nom, et il apparait évident qu'il y a plusieurs niveaux de compréhension. Si on parle ici de "déclin" et de "chute" il faut bien comprendre que l'approche du groupe se veut d'une mélancolie douloureuse et prise de vertiges.

On pense très rapidement à des groupes aériens au fort pathos comme Godspeed You ! Black Emperor ou Explosions in the Sky. Des formations qui ne donnent pas vraiment envie de rire mais qui sont le vecteur d'une forte émotion qui ne se dément jamais. Montreal on Fire en est là également, à un niveau quasi équivalent. Pour un premier album les toulousains font preuve d'une belle maturité. Même si tout n'est pas parfait Decline & Fall irradie de toute sa classe. C'est dans ce genre de cas que l'on se rend compte que l'imperfection peut devenir une arme. Une arme efficace dont les dégats collatéraux sont nombreux. Mais qu'ils prennent garde tout de même de ne pas en faire trop, histoire de ne pas tomber dans le caricatural et un sentimentalisme de bazar. Trop de groupes donne dans un sensationnalisme qui va à la limite de l'écoeurement. Nous n'en sommes pas encore là avec Montreal on Fire, fort heureusement. Puisse qu'il en soit toujours ainsi.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 08-05-2011

A voir également :

http://www.myspace.com/montrealonfire

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