.:.Chronique.:.

Pochette

Zëro

Diesel Dead Machine

[Ici D'Ailleurs...::2010]

|01 Bobby Fischer|02 Load Out|03 Dreamland Circus Sideshow|04 Pigeon Jelly|05 Enough...Never Enough|06 The Opening|07 Cheeeese|08 The Cage|09 Six to the Bone|10 Viandox|

Zëro, c'est comme si le coeur de Bästard se remettait à palpiter. Enfin en quelque sorte. L'une des plus belle aventure du rock français a toujours subsisté au-delà de sa belle mort et elle a pris l'année dernière un nouveau visage avec Zëro. Difficile de passer à côté tant Diesel Dead Machine a été encensé par une majorité d'entre nous. Dans le fonds Zëro ou Bästard c'est presque la même chose, du moins dans la forme. En effet, sur les quatres membres, trois sont quand même des anciens de Bästard (Eric Aldéa, Franck Laurino et François Cuilleron) alors que Ivan Chiossone est un long compagnon de route d'Eric Aldéa que ce soit en duo ou au sein de Narcophony. Par contre il serait incongru de parler de renaissance tant les deux projets diffèrent. Quel aurait été l'intérêt de refait exactement la même chose ? De toute façon chacun des musiciens ont prouvé tout au long de leur parcours qu'ils ont su évoluer et se renouveler. Ce deuxième album (après Joke Box en 2007) de Zëro prouve qu'il ne sert arrière de ressasser le passé et que la survie artistique ne prévaut qu'en regardant devant soi. Et c'est ce que Zëro fait en produisant un rock noise tendu et menaçant mais qui sait aussi se rendre bucolique.

De fait, Diesel Dead Machine ne saurait être un disque qui se contenterait d'un simple brutale confrontation. Il est bien plus subtile que cela et offre une image d'un rock multiforme qui s'adapte au gré des circonstances mais qui va toujours au bout de sa logique. Il n'y a pas ici de consensus mou, pas de calcul dans le but de plaire. C'est à prendre ou à laisser mais en se porter vers une musique viscérale, Zëro touche la plupart du temps à nos points sensibles. Ce n'est donc pas pour rien que Diesel Dead Machine a été plébiscité. Il faut dire qu'Eric Aldéa et ses camarades dans tout ce qu'ils ont touché, rares ont été les moments décevants. Pour autant, avec ce disque ils sont en train de prendre une autre stature, de réveiller en nous quelque chose qui était profondément enfoui et de clairement devenir un groupe majeur de l'hexagone. Zëro va t'il aller plus loin que ce que Bästard avait fait ? En tout cas, ils sont porteur d'espoir et ils sont clairement à montrer en exemple. Il n'est pas sur que le groupe veuille endosser le costume de porte drapeau mais ils sont à l'image de nombreux groupes qui ne baissent pas les bras et qui ont autre chose à offrir que du prémaché sonore. Ainsi, Diesel Dead Machine fait du bien aux oreilles et les assainies durablement.

note : 9

par Fabien, chronique publiée le 22-04-2011

A voir également :

http://www.myspace.com/zeromusik

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