.:.Chronique.:.

Pochette

Malachai

Return to the Ugly Side

[Domino::2011]

|01 Monsters|02 Anne|03 Mid Antartica (Wearin´Sandals)|04 Rainbows|05 In the Hole|06 (My) Ambulance|07 Distance|08 Monster|09 The Don't Just|10 How You Write|11 Let Em' Fall|12 No More Rain No Maureen|13 Snake Eyes|14 HyiberNation|

Si on se fie aux apparences, ce deuxième album de Malachai est sans queue ni tête et risque de passer pour un OVNI incompris qui se serait trompé d'époque. Cependant, les apparences ne font pas les certitudes et on aurait tord de remettre aux calendes grecques une nouvelle écoute de Return to the Ugly Side. En effet, ce disque iconoclaste est fait pour être aimé sur la longueur car il faut un peu de patience avant que la révélation vienne à vous. Si des morceaux comme How You Write (beauté intemporelle quelque peu, voire carrément, calquée sur le Experiment in Terror de Henry Mancini) sont d'une évidence éblouissante, on ne peut être que dérouté par les nombreux virages pris par Malachai. Mais on ne devrait pas trop être étonné par le duo bristolien si on s'était déjà pris la peine d'écouter leur premier opus (The Ugly Side of Love) qui était tout autant foisonnant. Ici, Malachai a sans doute une approche plus cinématographique, s'abandonnant à une bande son imaginaire à la fois moderne et faisant référence à des temps plus anciens. Malachai est donc ce genre de groupe tentaculaire mais pas forcément vampirisant. Il ne ferme pas les porte, n'est pas rigide et reste très ouvert d'esprit. C'est pour cela que ce disque et le fondement même du groupe est la disparité.

Return to the Ugly Side, comme une réponse au premier album, est une oeuvre chatoyante, qui respire à plein poumon et qui est libre de ses mouvements. La liberté. C'est sans doute le maître mot de Malachai car ils ne se sentent prisonnier d'aucun genre et vont là où ils ont envie d'aller. Doit-on parler d'une révolution trip-hop ? Ce serait peut-être la pire des choses à faire car ce serait mettre Malachai entre quatre murs alors que le but même du groupe est d'abattre ce genre de mur. Ne les rendons pas prisonnier de quoi que ce soit. Une disque comme Return to the Ugly Side n'a rien de terre à terre et s'il se tourne parfois vers Portsihead (Monster) ce n'est que pour mieux prendre le contre-pieds et aller là où d'autres ne sont pas encore allés, ou si peu. Peut-être moins risqué que The Ugly Side of Love, cet album n'en est pas moins un bon bol d'oxygène qui peut être lu en boucle sans que l'on ressente la moindre lassitude. Return to the Ugly Side devrait être remboursé par la sécurité sociale.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 11-03-2011

A voir également :

http://www.myspace.com/malachaibristol

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