.:.Chronique.:.

Pochette

Minus The Bear

Omni

[Dangebird::2010]

|01 My Time|02 Summer Angel|03 Secret Country|04 Hold Me Down|05 Excuses|06 The Thief|07 Into the Mirror|08 Animal Backwards|09 Dayglow Vista Rd|10 Fooled by the Night|

Il y a de quoi être partagé. On a beau se dire que ce nouveau disque de Minus The Bear (le cinquième déjà) est tout à fait appréciable dans un genre pop-rock un peu fm, on peut l'avoir un peu mauvaise quand on se surprend à deviner des influences à la Alan Parsons Project, voire pire le Genesis ou le Yes des années 80. Oh, ce n'est pas moi qui le dit mais un peu tout le monde et on peut le redire sans honte tant cela saute aux oreilles. Alors évidemment, cela fait un peu mal au postérieur et on s'imagine mal remettre dans nos platines des disques qui ont terriblement mal vieillis histoire de bien vérifier que personne ne s'est trompé. Du coup, je préfère encore faire confiance à ma mémoire. Voilà donc le cruel dilemne qui se pose à nous. Ce combo de Seattle remet au gout du jour une pop qui était calibré pour les radios, adressée aux jeunes cadres dynamiques qui pouvaient se rêver en "jeune gens modernes" alors qu'ils n'en avaient pas forcément les moyens. Personne ne fut vraiment dupe de la supercherie ce qui n'empêchat pas cette musique d'être multi-diffusée. De la même manière Minus The Bear séduit et produit ainsi une pop bien ordonnée, synthés en avant, qui ne cherche aucunement la radicalité ou l'arrogance provocatrice. C'est propre, un peu clinquant mais, surtout, cela reste très rassurant. On ne peut pas dire qu'Omni soit un cuisant échec. Bien au contraire, Minus The Bear enchaine les mélodies bien troussées sans se poser trop de questions.

Et, à l'évidence, il n'y a guère besoin de s'en poser beaucoup plus de notre côté. Omni se digère sans peine, un laxatif agréable et sans douleur. La séduction, évoquée plus haut, s'opère donc assez aisément pour tous ceux qui n'ont pas envie de chercher la petite bête. Indolore mais acceptable, Omni n'illumine pas vraiment mais la flamme qui l'incarne n'est pas non plus sur le point de s'éteindre. Minus The Bear a sans doute bien calculé son coup mais on ne pourra pas s'empêcher de penser que les risques pris ici ressemblent plus au minimum requis qu'autre chose. Ils font le job comme on dit. Il restera alors des morceaux qui fonctionnent bien mais qui ne vous retournent pas fatalement les tripes. Dix ans de carrière pour en arriver là cela peut paraitre un peu décevant. Enfin, ça dépend pour qui.

note : 6.5

par Fabien, chronique publiée le 23-02-2011

A voir également :

http://www.myspace.com/minusthebear

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