.:.Chronique.:.

Pochette

Celluloide

Hexagonal

[Boredom Product::2010]

|01 Imprévisible|02 A contre temps|03 Le goût du poison|04 Les quatre coins de l'hexagone|05 Sans conditions|06 Et si...|07 Pilote automatique|08 Coeur 8-beat|09 Faire du bruit|10 Nucléosynthèse|

Mine de rien, Celluloïde, trio marseillais, en est à son cinquième album. Comme le temps passe vite. Pour autant, ce n'est pas une raison suffisante pour se croire installé et se reposer sur ses lauriers. Celluloide, après diverses expérimentations électro-pop-ebm prend le risque d'un virage résolument plus pop et, pour la première fois, choisi de chanter dans la langue de Molière. On ne sait que trop le danger que cela représente, le fait d'apposer le français à un genre musical qui a principalement adopté la langue anglaise dans ses fondamentaux. Les vrais réussites en ce domaine sont rares et remonte assez loin dans le temps. Alors à défaut de pouvoir relever le défi, on chante en anglais, voire on ne chante pas du tout. Les artistes électroniques hexagonaux ont réussi et se sont exportés ainsi. En partant de ce postulat, on se dit que Celluloide est en train de se tirer une balle dans le pied. On commence alors à préparer l'oraison funèbre lorsque Imprévisible vient subitement changer la donner. Morceau électro-pop imparrable, il vient tout remettre en question et provoque chez nous un vif intérêt.

La question est désormais de savoir si la suite possède la même candeur. Certes, les morceaux ne sont pas d'une extrème complexité mais, de toute façon, quand cela devient trop riche en arpège, la pop devient irrémédiablement pénible. De fait, la pop se doit d'être simple, efficace, jamais pompeuse et cela Celluloide l'a parfaitement compris. De plus, il est clair que Darkleti, sans lui manquer de respect, n'est une chanteuse exceptionnelle mais, là aussi, cela n'a que très peu d'importance. La pop n'est pas forcément faites pour ceux qui sont capables de chanter sur plusieurs octaves. Même si elle chante toujours un peu de la même manière, cela fait partie de son identité (elle a toujours chanté comme ça. En tout cas pour Celluloide) tout en donnant ce qui fait la marque de fabrique du groupe. Il ne faut pas attendre autre chose d'elle mais en même temps sa voix colle parfaitement à la musique générée par ses deux acolytes. Il y a symbiose, c'est un fait. Hexagonale est un bon disque de synth-pop à ne pas prendre à la légère. Il est donc hors de question de le sous-estimer et il est encore temps d'allouer à Celluloide la place qu'il mérite enfin.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 12-01-2011

A voir également :

http://www.myspace.com/celluloide

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