.:.Chronique.:.

Pochette

Glasser

Ring

[True Panther Sounds::2010]

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On avait découvert Cameron Mesirow l'année dernière avec un premier ep (Apply) qui promettait une suite alléchante. Enfin, on sait ce que cela veut dire en général. Même si par une trop grande naïveté on espère toujours que les premiers essais se transforment automatiquement en or, on sait pertinement qu'il n'y a pas de rêgle en la matière et qu'un ep introductif peut très bien déboucher sur un album décevant. Cependant, dans le cas de Glasser et de son album Ring on aura pas grand chose à redire. Pour bien marquer la chose, Ring débute par Apply comme pour signifier que le disque restera sur les mêmes traces que l'ep sorti en 2009. Une plongée dans l'éther, voyage merveilleux et organique qui fait largement penser aux échappées brumeuses d'une Fever Ray. Bien qu'elle soit américaine Cameron Miserow se tourne manifestement vers un univers musical qui se situe au nord de l'Europe. Aéré, proche de l'heavenly voices, Glasser montre une belle capacité à se renouveler à chaque morceau donnant une portée poétique glacée à chacune d'entre elle. Si on pourrait penser que ce disque est plutôt de l'ordre de l'intime on constate qu'elle sait aussi s'extérioriser à l'image d'un titre comme Mirrorage où, là encore, le spectre de Fever Ray plane lourdement.

Le cousinage entre les deux jeunes femmes est tellement évident qu'il ne faut pas oublier non plus tout l'héritage de The Knife. En effet, sans le duo suédois, qui a acouché de l'univers marécageux et fantastique de Fever Ray, il est fort probable que Glasser n'aurait pas existé ou, du moins, pas sous cette forme. Au delà de ces suppositions nous sommes bien obligé de faire avec Ring. Et nous n'aurons pas à nous en plaindre car ce disque nous apporte autant de sensations que celui de Karin Dreijer Andersson. La performance n'est pas mince car l'album de la suédoise était d'une haute teneur et l'américaine, mine de rien, lui tient la dragée haute. Pourtant, on doute qu'il puisse y avoir la moindre compétion entre les deux femmes. On les croit même au-dessus de ce genre de puérilité stérile. Tout simplement, elle font partie de la même famille musicale : électronique, pop brumeuse, éthérée, évocant les plus belles aurores boréales tout en portant en elle une part sombre. Cela suffit amplement à notre bonheur.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 15-11-2010

A voir également :

http://www.myspace.com/glasssser

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