.:.Chronique.:.

Pochette

Hundred In The Hands, The

s/t

[Warp::2010]

|01 Young Aren't Young|02 Lovesick (Once Again)|03 Killing It|04 Pigeons|05 Commotion|06 This Day Is Made|07 Dead Ending|08 Gold Blood|09 Dressed In Dresden|10 Last City|11 The Beach|

Depuis sa démarche pionnière en matière de musique électronique à la fin des années 80 jusqu'à aujourd'hui, Warp s'est peu à peu ouvert à de nouveaux horizons. Une ouverture que l'on peut sans doute dâter avec les premiers efforts discographique de Broadcast. Depuis, il est difficile de dire que le label britannique soit essentiellement électronique étant donné la diversification qui s'est effectuée en quelques années (Maxïmo Park, Pvt, Born Ruffians...). The Hundred In The Hands fait largement partie de ces groupes qui ont modifié l'image d'un label estampillé IDM. Le duo, on l'a vu sur This Desert, ep encourageant, use d'une électro-pop assez rafraichissante et on ne doutait aucunement d'un album à suivre qui aurait le même teneur. Il ne faudrait pas trop aller vite en besogne car il faut avouer que les premières écoutes ne sont pas aussi convaincantes qu'on ne l'aurait cru. Cependant, il serait bon de relativiser. En effet, la réputation de Warp, label ô combien sérieux laisse souvent place aux préjugés et quand on tombe sur un groupe comme The Hundred In The Hands, on s'attends forcément à autre chose. Car oui, Jason Friedman et Eleanore Everdell oeuvrent dans une pop légère, décomplexée, qui ne prétends à rien si ce n'est à donner un peu de plaisir et rester dans une tradition d'une électro-pop anglo-saxonne qui n'a jamais failli jusqu'ici.

Et The Hundred In The Hands ce n'est rien d'autre. Inutile d'en attendre plus. This Desert et le single Dressen In Dresden nous avait déjà suffisament prévenu pour que l'on ne soit pas surpris avec ce premier album. On ne criera donc pas au chef d'oeuvre mais, d'un autre côté, on avouera un plaisir coupable à écouter la voix diaphane d'Eleanore Everdell qui mise ici en situation continue à nous faire penser à Saint Etienne. Mais on aurait tort de résumer The Hundred In The Hands à cette simple comparaison. Le duo sait offrir des visages assez différents. Baigné dans l'éther avec This Day Is Made, plus rock avec Gold Blood, Friedman et Everdell s'offrent quelques portes de sorties pour ne pas qu'ils soient trop vite catalogués et qu'on les accuse de se répéter. Pour l'instant, ce premier opus incarne le moment présent, l'immédiat pop et représente une certaine classe sans en faire des tonnes. Même si ce premier essai n'atteinds pas les plus hauts sommets il est comme les disques de Shally Shapiro, une sucrerie, tendre et sensuel à la fois.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 10-11-2010

A voir également :

http://www.myspace.com/thehundredinthehands

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