.:.Chronique.:.

Pochette

Future Islands

In Evening Air

[Thrill Jockey::2010]

|01 Walking Through That Door|02 Long Flight|03 Tin Man|04 An Apology|05 In Evening Air|06 Swept Inside|07 Inch of Dust|08 Vireo's Eye|09 As I Fall|

On a beau être des potes à Dan Deacon, être à mi-chemin entre le post-punk et la posture new-orderesque, se faire gentiment traiter de neuneu par un magazine ayant pignon sur rue (Magic, pour ne pas le nommer), avoir, au contraire, plutôt bonne presse sur le web, les trois de Future Islands ont certainement du se dire que tout cela allait bien vite pour leurs humbles personnes. Wave Like Home, deux ans auparavent, n'avait pas fait autant de bruit. Enfin, quand on parle de bruit, tout cela ne reste quand dans un circuit spécialisé. Soyons clair, la notoriété de Future Islands n'est pas encore parvenu jusqu'aux oreilles des grands médias. A moins d'un gros retournement de situation, il est peu probable que cela puisse arriver. Dans l'immédiat, Future Islands reste dans la sphère indie et le groupe fait son bonhomme de chemins avec des chansons que Bernard Sumner et Peter Hook n'auraient pas forcément renié. Cette référence à New Order n'est pas vraiment une révélation. Tout le mondre, peu ou prou, l'a noté et ne pas l'avoir fait c'est soit un oubli malheureux ou une méconnaissance absolue du groupe de Manchester. Le reste se passe de commentaires. Future Islands, malgré des morceaux réellement accrocheurs, nous ressert sensiblement la même chose tout au long de ces neuf titres.

Ce qui les sauve ce n'est pas leur univers sonore mais bien cette capacité à rendre les morceaux imparables, d'une justesse sautillante et pop qui laisse les bras ballants tellement c'est évident. Samuel Herring et ses petits camarades ont le droit de fanfaronner car la formule fonctionne bien et semble remporter l'adhésion. Qu'ils en profitent avant qu'ils ne finissent par lasser et qu'ils récoltent une moisson de quolibets et de mauvais jeux de mots. Bien qu'on ait parfois un peu l'impression d'entendre le même titre à chaque fois, In Evening Air a capitalisé sur une sympathie qui porte à l'indulgence à la mauvaise foi éhontée. La magie ne fonctionnera sans doute qu'un temps. Et encore , il serait bon de réécouter cet album dans quelques années pour voir si celle-ci peut encore agir dans un autre contexte temporel. En attendant In Evening Air est bien de 2010. Un pied dans les 80's, un autre dans cette seconde décénnie du XXIè siècle. Future Islands a parfaitement compris qu'il n'y avait pas grand chose d'autre à rajouter pour faire un bon album.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 04-11-2010

A voir également :

http://www.myspace.com/futureislands

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