.:.Chronique.:.

Pochette

Clinic

Bubblegum

[Domino::2010]

|01 I'm Aware|02 Bubblegum|03 Baby|04 Lion Tamer|05 Linda|06 Milk & Honey|07 Radiostory|08 Forever (Demi's Blues)|09 Another Way Of Giving|10 Evelyn|11 Un Astronauta en Cielo|12 Freemason Waltz|13 Orangutan|

Ce qu'il y a de bien avec les éternels outsiders c'est qu'on attends rien de vraiment spécial de leur part. On ne peut être qu'enchanté ou, à l'inverse, la déception est plus facile à digérer. Pour ce nouvel album de Clinic si il n'y a pas de quoi grimper aux rideaux, on ne peut pas dire non plus qu'on ressort de son écoute avec les tympans douloureux. Clinic, comme à son habitude, fait son taf sans autre forme de procès, sans chercher à impressionner ou semer le trouble dans les esprits. Cependant, si les quatres de Liverpool (à ne pas confondre avec d'autres) nous avait habitué à une musique plus énervée, il semble qu'ici ils aient tourné une page en se dirigeant vers une indie-pop plus sereine et plus assagie. Bubblegum, donc, comme cette petite pâte acidulée que l'on machouille tendrement sans penser à autre chose. Ce n'est pas forcément pour déplaire. Après la tempète des dernières années, Clinic soigne son approche et évite les turbulences pour nous emmener vers un univers plus bucolique. Il serait quand même maladroit de crier à la trahison. Quand bien même si le groupe a mis de l'eau dans son vin, il faut bien avouer que cela a aussi son charme et que, au niveau de l'écriture, Clinic n'a vraiment pas à rougir de sa performance.

Bubblegum est peut-être un album transitoire, peut-être est-il un éveil à la sagesse. Quoi qu'il en soit, ces douces ritournelles caressées par la voix d'Ade Blackburn parviennent à faire leur effet. Cependant, on a bien eu peur en se disant que ce disque allait être terriblement soporiphique, portant haut l'étendard de l'ennui. Bien au contraire, les chansons s'installent doucement et on se rend compte qu'elles portent en elles bien plus de valeurs qu'on a bien voulu croire. On peut bien penser ce qu'on veut mais, pour ma part, il m'est difficile de croire que Clinic s'est vendu à la pire des consensualités. Clinic, a juste eu envie d'avancer d'un pas plus léger en portant plus son attention sur les mélodies. On ne va quand même pas leur en faire le reproche ? Bubblegum aurait pu mettre en danger la réputation. Il ne fait que montrer une autre de ses facettes qu'on avait trop eu tendance à oublier. Le song-writing a donc toujours fait partie du quotidien de Clinic. Ici, il ne fait que prendre une autre forme. Rien d'alarmant mais, quand on a compris cela, on ne peut être que rassuré.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 22-10-2010

A voir également :

http://www.myspace.com/clinicvoot

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