.:.Chronique.:.

Pochette

Tamaryn

The Waves

[Mexican Summer::2010]

|01 The Waves|02 Choirs of Winter|03 Love Fade|04 Haze Interior|05 Sandstone|06 Coral Flower|07 Dawning|08 Cascades|09 Mild Confusion|

Entre shoegaze et slow-pop noisy (ne serait-ce pas la même chose finalement ?) le duo Tamaryn, composé de Tamaryn Brown et de Rex John Shelverton, nous propose un premier album qui est un compromis entre My Bloody Valentine, Mazzy Star, Cocteau Twins (et accessoirement Lush) et Slowdive. Back to the 90's donc. La chose n'émeut même plus tant les revivals se succèdent les uns aux autres de manière plus ou moins éhonté. C'est donc avec un peu de fatalisme que l'on aborde ce long format de la paire américaine. Un fatalisme que l'on met bien vite au placard tant The Waves est bien exécuté. Parce que il ne leur reste que cela. Les influences sont tellement évidentes, transpirantes et dégoulinantes, que pour The Waves le dilemne qui est le leur est de ne pas se tromper dans la construction de leurs morceaux. Manifestement Tamaryn a parfaitement retenu la leçon et les neufs morceaux sont tous emprunts de cette beauté froide et aérienne si symptomatique. On comprend vite que la marge de manoeuvre pour Tamaryn est plus que limitée mais ses effets nostalgiques sont plus qu'efficaces. Cependant il est dommage que l'on reste sur cette seule impression. Que Tamaryn nous rappelle le meilleur du shoegaze ou de la dream pop est une chose, mais que le groupe s'enferme sciemment dans cette prison dorée on peut trouver cela dommage.

Dans l'absolu, The Waves reste un bien bel album, inspiré, gagné par une candeur cristalline qu'on ne peut pas renier. A la limite, Tamaryn offre une introduction parfaite au shogeaze. Ceux qui auront vécu l'avènement du genre tout en l'appréciant ne seront sans doute pas vraiment impressionnés ici mais ils sauront reconnaitre les qualités profondes de ce disque. On pourra prendre le problème dans tous les sens, on sait pertinnement que le duo est déjà dans une impasse et qu'il risque fort bien de rester prisonnier de cette image. A contrario les deux américains peuvent l'utiliser comme leur meilleure carte de visite pour mobiliser autour d'eux tous les amoureux de cette musique éthérée. The Waves possède toutes les saveurs nécessaires et la voix de Tamaryn Brown, humble et distante comme il se doit, envoute à coup sur. Ainsi elle peut souffrir la comparaison avec Hope Sandoval, Miki Berenyi, Elizabeth Fraser et consorts... Finalement on n'en demandait pas forcément plus mais c'était tout de même le minimum syndical requis.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 11-09-2010

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