.:.Chronique.:.

Pochette

Korn

Korn III: Remember Who You Are

[Roadrunner::2010]

|01 Uber-time|02 Oildale (Leave Me Alone)|03 Pop a Pill|04 Fear Is a Place to Live|05 Move On|06 Lead the Parade|07 Let the Guilt Go|08 The Past|09 Never Around|10 Are You Ready to Live ?|11 Holding All These Lies|

Soyons honnêtes. Il y a bien longtemps que Korn ne nous avait proposé un album aussi old school.

Soyons justes. Depuis Untouchables, Korn peine à -re-trouver son identité. Des albums dispensables, des départs frustrants, des prises de poids déplaisantes (si, ça compte) et quelques prises de risques hasardeuses dans l’expérimentation.

Remember Who You Are signerait un retour au brutal (toute proportion gardée) de Life Is Peachy ?

Oui et non. La claque n’est pas aussi mémorable. L’auditeur averti chope sans délai les tiques de langage du groupe : une basse mammouth, un son lourd et gras, des gimmicks vocaux larmoyants reconnaissables entre mille. L’ambiance poisseuse des premiers efforts refait surface, Davis chasse les démons et installe parfois le malaise. Mais aussi une gêne maladive devant le foutage de gueule manifeste de certains titres, copiés collés du premier éponyme. On touche parfois à la parodie (Let The Guilt Go ou Pop A Pill) et à la sensation de déjà vu (la pochette), déjà entendu. Mille fois.

Ennuyeux…

Alors quoi ? Quand le groupe emprunte de nouveaux chemins, le critique fait la fine bouche. Quand Korn fait du Korn pur jus, il émet des doutes quant à la sincérité de l’entreprise. Un coup à se mordre la queue, et à se bouffer les roubignolles.

Car, objectivement il y a du bon sur cet album. Perdu dans la masse de titres passables, Lead The Parade rappelle de doux souvenirs (serait-ce de la cornemuse ?). Oildale se place comme le single qui défouraille et qui va faire mal, Live. The Past joue à fond la carte nostalgie.

En fait, l’impression de tenir le bon bout, ce tant attendu retour aux heures de gloire malsaine ne nous lâche pas. On pense retrouver les gars de Bakersfield qu’on a toujours aimé, le Jonathan Davis qui crache sa douleur à la face du monde. Follow The Leader qu’ils nous disaient… Mais de l’eau a coulé sous les ponts néo. Et Korn peine malheureusement à s’imposer, à se démarquer. De là, à dire qu’il suit le mouvement, plus qu’il n’est l’impulsion, il n’y a qu’un pas.

note : 5

par Noesis, chronique publiée le 01-09-2010

A voir également :

http://www.myspace.com/korn

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