.:.Chronique.:.

Pochette

Panda Valium

Bubo

[Edelweiss::2010]

|01 Overmalegan|02 Baguette|03 Ternontiene|04 Vlan Vlan Vlan|05 Coconutt|06 Oilo V|07 Bird|08 Bird 2|09 Boldness|10 Nervères|

Derrière Panda Valium se cache un jeune basque de 24 ans, Txomin Ugartemendia, fondu de Warp, Sigur Ros, Four Tet, James Holden, Border Community qui s'est fait repéré grâce à un morceau inclu dans l'un des sampleurs du magazine Tsugi. Pourtant rien ne le prédestinait à la musique électronique. Du Txistu (flute traditionnelle du pays Basque), Ugartemendia s'est tourné vers la funk avant d'attérir définitivement sur les sonorités digitales. Drôle de parcours, pas forcément très rock'n'roll, ni à même de forger une quelconque légende. Le jeune homme ne défraye pas la chronique et sans buzz ronflant, il s'installe doucement mais surement. Bubo, son premier album, force le respect. Non pas qu'il soit à couper le souffle mais il se démarque par une texture sonore et rythmique qui s'éloigne sensiblement de ce que l'on a l'habitude d'entendre dans l'hexagone. Si on questionne Panda Valium il n'est pas certain qu'il se considère comme un franc tireur. Bien au contraire, son premier souci est de créer une musique suffisament aboutie pour qu'elle puisse attirer un public avide d'ailleurs. Et c'est un peu cela qu'il nous propose : un ailleurs qui change de la techno du quotidien.

Mélodique, onirique, entre IDM et big beat, Panda Valium essaye de coller au plus près de ses idôles tout en y apportant sa propre touche. Heureusement pour lui, Bubo est un disque sacrément jouissif et dénué de toutes arrières pensées. On fonce tête baissée et on y découvre un univers aussi mouvementé que rêveur. Le basque à une âme de poète et sa musique, qui aurait pu être qu'un simple bourrinage technoïde de plus, est bien plus subtile que ce que les premières impressions laissent penser. Pour autant s'il existe une certaine beauté glaciaire propre aux monts culminants il n'est pas un ersatz souffreteux qui plonge dans une larmoyance abstraite et inutile. Bien au contraire, Panda Valium semble survoler ces chaînes de montagnes, pourfendant le froid au moyen de ses sons, certes cliniques et proprement produits, et d'une rythmique puissante qui n'oublie certainement pas des mélodies volubiles. Bubo est donc plutôt encourageant et montre une intelligence et un foisonnement d'idées qui demandent à être exploités à fonds.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 30-07-2010

A voir également :

http://www.myspace.com/pandavalium

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