.:.Chronique.:.

Pochette

Nightwish

Dark Passion Play

[Nuclear Blast::2007]

|01 The Poet and the Pendulum|02 Bye Bye Beautiful|03 Amaranth|04 Cadence of Her Last Breat|05 Master Passion Greed|06 Eva|07 Sahara|08 Whoever Brings the Night|09 For the Heart I Once Had|10 The Islander|11 Last of the Wilds|12 7 Days to the Wolves|13 Meadows of Heaven|

Mais à quoi va ressembler cet album tant attendu de la formation finlandaise? Rappelons-nous déjà que cet opus est le premier avec la nouvelle chanteuse Anette Olzon, qui a succédé à Tarja Turunen début 2007 suite à la séparation plutôt tragique du groupe en 2005.

Avant même sa sortie, le sujet du changement de style du groupe dû à la voix plus « pop » d'Anette était déjà très controversé. Mais maintenant, le résultat est là et l'heure est venue de se pencher sur les compositions complexes et poétiques de notre cher maestro Tuomas Holopainen (claviers, composition).

Et la surprise et de taille : Dark Passion Play s'ouvre sur l'épique « The poet and the pendulum », pièce imposante de 15 minutes. Un seul mot : magique. Nous entrons à nouveau dans l'univers sombre et mystérieux de Nightwish, et notre soif de mélodies sortant des pénombres de l'esprit pour le moins torturé de Tuomas est enfin assouvie.

On découvre la voix rauque et sensuelle d'Anette, qui sait aussi monter aisément dans les tons aigus pour notre plus grand plaisir. Le groupe semble revenir en forme, et leur musique prendre une direction différente mais malgré tout intéressante.

Mêlant douceur et agressivité (en référence au passé douloureux du groupe), l'album fait preuve d'une grande diversité : on enchaîne avec Bye Bye Beautiful, qui sera aussi un des single de l'album. Les paroles de ce titre sont très explicites : « Tu as choisi la route la plus longue, mais nous attendrons. Bye bye ma belle. » La douleur causée par le départ de la diva Tarja Turunen est toujours vive. Les riffs de claviers sont entraînants, et ce titre demeure pour moi le réel point fort de Dark Passion Play. Notons également la présence des choeurs, élément très récurrent chez Nightwish. Ils apportent du relief aux compositions, donnant un ensemble très recherché. Les titres se succèdent, et penchons-nous sur Eva, jolie ballade dans la veine de « Sleeping Sun ». Anette s'est transformée en enchanteresse, juste le temps de ces cinq minutes de rêveries.

Puis The Islander nous emmène au bord de la mer, un jour gris d'orages et de tempête. Mais c'est bien une tempête de guitares étoffée par la voix d'Anette qui nous emporte le temps d'une chanson d'un style inédit pour le groupe, folk et accrocheur.

En bref, DPP est une succession de belles surprises. Certes, il diffère complètement des précédents opus de Nightwish mais il semble, comme l'affirmait Tuomas que le changement s'imposait. Il amène une nouvelle fraîcheur, tout en restant délicieusement sombre et envoûtant.

note : 8

par Vani, chronique publiée le 17-05-2010

A voir également :

http://www.myspace.com/nightwish

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